1793Le samedi 1er juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou tenait trois délibérations :

  • Dans la première, elle discutait à propos d’un faux assignat de vingt-cinq livres :

« Ce JourD’huY 1.r JuiN 1793  2.e  de la Republique F.aise

En l’aSsemblée Permanente du ConSeil Général de la Commune de NoGent le rotrou Tenüe publiquement.

Est comparû Le C.en J. J. Proust trésorier du district de Cette ville lequel nous a déposé un assignat de vingt cinq livres de la Somme de Vingt Cinq de la Série 1790, de la créatioN du 16 X.bre 1791, signé D. James [ lecture peu assurée ] ; et nous a representé que les caractères de l’encre, la signature D. James tremblée, la Figure du ci devant Roi mal Faite et le défaut de boucles à Sa chevelure ; Ledit aSsignat Signé au dos andré BouillY, ProuSt avec paraphe, Lequette P.r de la commune et BaudouiN officier municipal auSsi avec paraphes ni varieté ; .

Sur quoi, Le ConSeil Général delibérant oui Le procureur de la Commune en Ses concluSions, reconnoiSSant les caractères de FauSseté averées de l’autre Part ; a arrêté que Ledit aSsignat enSemble Copie Des preSentes seront envoYés au C.en Doyen  caiSsier General de la tresorerie Nationale,  conformement auX loiX dont acte ./. »[1]

  • Dans sa seconde délibération, la municipalité entendait la dénonciation, faîte par un de ses membres, de l’élection de sieur Courtin au poste de premier sous-lieutenant de sa compagnie de la  Garde nationale, alors que ce dernier s’était vu refuser un certificat de civisme. La municipalité ordonnait en conséquence sa destitution :

« Et le dit Jour auDit an en ladite aSSemblée

Un membre a dit qu’il avoit été Instruit que Le C.en Courtin ci devant avoué et homme de loi a qui Le Conseil général avoit refusé un certificat de civisme, et qui a été desarmé par Ses ordres, venoit d’être nommé 1.er Sous lieutenant par les CitoYens Composant Sa CompaGnie ; que cette nomination eXcitoit d’autant Plus Son éTonnement qu’un Homme Suspect ne pouvoit remplir des fonctions auSsi delicates et qui eXiGent une Confiance Sans bornes ; Ajoutant qu’un homme frappé de Cette espece De PrescriptioN ne pouvoit Jouir des avantages que Procure la qualité De CitoYen actif qui est le plus bel apanaGe du Republicainet ne peut être ConFerée  qu’ a l’homme Sans TacHe, PourquoY Il a demandé que Le ConSeil Général deliberât sur la PetitioN qu’il FaiSoit de la destitutioN du cit. Courtin

Sur quoi delibérant le Conseil General délibérant [ sic ] n Prenant en ConsidératioN la petitioN ci-dessus et Frappé de la legitimité des motifs Y Consignés, oui, Le procureur De la Commune en Ses conclusions, est d’avis qu’il y a lieu par les corps adminiStratifs d’ordonner la deStitutioN du C.en CourtiN de Sa place [ mot rayé incomplet et non déchiffré ] de 1.er Sous lieutenant don acte ./. »[2]

  • Dans sa troisième et dernière délibération, la municipalité nogentaise fixait les appointements de la directrice de la maison des orphelins :

« et ledit Jour audit aN en ladite aSsemblée

Le procureur de la Commune Fait rapport d’une requête  PréSentée par la C.enne Sophie Fresneau directrîce de la MaiSon des orpHelins de Cetteville, expoSitive que depuis diX huit ans quelle Gouverne cette maiSon Ses appointements n’ont point encore été fiXés, que cependant qu’il est à la connoiSSance du public combien de Soins et de peines eXige d’elle le gouvernement  [ mots rayés surchargés non déchiffrés ] & l’education de Vingt a 30 enfants ;

et enSuite a Requis Le procureur de la Commune que le ConSeil G.al pris en ConSideratioN l’importance des Services que rend Cette Citoyenne auX orphelins puisqu’elle Seule remplis les fonctions qui etoient attribuéeS a 3 Sœurs de la ci dev.t congregation de S.t Maurice.

SurquoY le ConSeil G.al prenant en ConSidération  L expoSé ci-dessus a arrêté qu’il Seroit à l’eXpoSante par Forme de proviSion cent livres Par aN.. dont acte.   

[ en marge en face du dernier § : accordé ]

P.re Lequette

 p.r de la C.

f. G.  verdier     J Gautier

     Pi Chereault

Beuzelin    L . ferré   Hubert   baugard   G Petibon      A Jallon

Beaugard lainé  Regnoust

           Fauveau            J C Joubert                       Rigot »[3]

 

Le dimanche 2 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou attribuait onze certificats de résidence :

« Ce Jourd’Hui deux Juin 1793 2.e de la République f.oise

En l’assemblée permanente du Conseil G.alde la Commune de Nogent le rotrou Tenüe publiquement

Il a été délivré en eX.on de la loi du 28 mars des certificats de Résidence auX C.ens

1° Charles P.re Bessirard Latouche nég.t en cette ville agé de 30 ans Taille de 5 pieds 7 pouces, cheveuX et Sourcils bruns, YeuX RouX, nez ord.re, bouche MoYenne, Figure  Longue

2° a la C.enne Marie adélaide Parseval agée de 35 ans Taille de 4 piéds 9 pouces CheveuX et Sourcils chatains, YeuX bruns, le neZ aquilin, bouche petite, fiGure ronde

3° a louiSe Marguerite Guillier veuve de Feu cit. Charles BeSsirard latouche, agée de 49 ans, , Taille de 5 pieds, CheveuX et Sourcils Gris, YeuX bruns, nez Gros, bouche moYenne Figure [ mot rayé non déchiffré ] Longue

4° J Pierre Marc antoine Jules Boutri dit du manoir agé de 29 ans Taille de 5 pieds 4 pouces, cheveuX et sourcils cHatains, YeuX gris, nez Gros, bouche MoYenne, menton rond, Figure ronde et marquée de petite vérole.

5° LouiSe Jeanne Rénée  Guesde dite la Malardière, epouSe dudit cit. Boutri, agée de 19 ans, Taille de 4 pieds 10 pouces, cheveuX et Sourcils Chatains, Yeux bruns, nez moYen, bouche Petite, figure Ronde.

6° à la C.enne Louise victoire Perrochel pelerin Goville agée de 26 ans, Taille de 4 p.d 7 à 8 p. cheveuX chatain, yeux bleus, nez long, bouche moyenne, figure ovale empâtée.

a la C.enne LouiSe madeleine Courtin dite Torçai, agée de 43 ans, Taille de 4 pieds 6 pouces, cheveux & sourcils chatains yeux noirs, nez gros, bouche moyenne figure ovale

au C.en Pinceloup lagrange agée de 77 ans Taille de 5 pieds 3 a 4 pouces, cheveuX et Sourcils gris, YeuX rouX, nez aquilin, boucHe moYenne, figure ovale.

au C.en Pierre Symon facteur dans le Bois de reServe de Thiron paroiSse de Brunelles agé de 47 ans Taille de cinq pieds 4 pouces, cheveuX et Sourcils CHatains blonds, YeuX cailles [ sic ], nez Gros, bouche grande, figure ronde

et au C.en Pierre  Joseph Dugué l’ainé adm.eur du dép.t d’eure & Loir, dem.t rüe St Laurent de cette ville, agé de 43 ans, Taille de cinq pieds quatre pouces, cheveuX et Sourcils chatains, visage maigre lonG, et front decouvert

au C.en Jean A ?pignel [ lecture très peu assurée ] agé de 44 ans Taille de 5 pieds 4 pouces et demiS cHeveuX et Sourcils chatains clair, yeux roux, nez epaté bouche moyenne, lèvre superieure groSses

a la C.enne Simone marthe marguerite Jacquine Faucheux veuve de Pierre Travers agée de 50 ans Taille de 4 pieds 9 pouces, cheveux et sourcils gris, yeux bleus, nez aquilin, bouche ord.re, menton rond, figure maigre et longue

En prèsence des C. Gabriel Piron menuiSier, Marin Guiot cordonnier, Marc Heppe chandelier, françois Mauté vaSsin epicier, Paul françois Courtin P.re Mauger étaminier, alphonse guillaume Bodin vitrier, Pre girard  boulanger, M.es Vigouroux fils, Vigouroux père Tous domiciliés dans le canton de Nogent qui ont Fait la déclaration eXigée par la loi dont acte ./.

                          Dugué                                       Fauveau

                                                                                S. g. »[4]

 

Le lundi 10 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou nommait des commissaires pour déterminer quels routes ou chemins devaient être remis en état par l’entremise d’ateliers de charité. Dans la même délibération elle fixait le salaire journalier du conducteur des travaux et ceux des ouvriers.

 « Ce Jourd’huY diX Juin 1793 2.e de la République Française.

En l’assemblée permanente du ConSeil Généralde la Commune de Nogent le Rotrou Tenüe publiquement.

Le procureur de la Commune a Fait Rapport d’une Lettre adressé par le procureur Syndic du district le 31 mai dernier a Cette municipalité portant que sur les 3800# revenant à ce district pour être employées en atteliers de charité Il a été accordé a Cette Commune 889# 3S.4 ; et que les fonds sont disPonibles ;

PourquoY le procureur De la Commune a obServé qu’il Jugeoit Indispensable pour la sagesse de l’emploi de ces deniers et pour l’utilité des TravauX auX quels ils Sont applicables de nommer des commissaires auX Fins de désigner [ mots rayés surchargés non déchiffrés ] au Conducteur de ces TravauX les chemins + les Plus defectueuX et les plus Impraticables à la réparatioN desquels il appliquera ses ouvriers  [ rajout en fin de délibération : + indiqués par le dévis certificatif dreSsé par l’inGénieur du district qui porte l’attelier Sur la route de Nogent à Thiron ] & de surveiller l’activité et l’avancement de ces travaux # [ rajout en fin de délibération : et de Faire eXécuter ponctuellement le dévis ; de nommer en outre un Trésorier au quel pouvoir sera accordé de Toucher la Somme ci-dessus enoncée, et  de  PaYer sur les feuilles du conducteur, et de fiXer enfin la Somme qui Sera allouée tant au conducteur qu’auX ouvriers.

Le conSeil Général prenant En ConSidératioN Le réquiSitoire ci-dessus à nommé pour Commissaires les citoyens Petibon, Renou, andré Jallon, Lalouette auX fins de remplir lés opérations ci-dessus prescrites, pour Trésorier Le C.en Trésorier Lequette procureur de la C.e. Lesquels commissaires et Trésorier ont accepté, le Conseil général arrête en outre qu’il Sera accordé vingt sols par Jour au conducteur,

 [en haut à gauche de la page 70 verso et en petit : 24 marcs 3 on. 3 gros ]

Et douze Sols auX conducteurs de Brouetes et dix Sols auX autres ouvriers dont acte./. Dix mots Rayés nuls.

Beuzelin                 hubert                        Vasseur

                                                                    Maire

Baudoüin   Baugars    G. Petibon        J. C. Joubert

Beaugars Le Jeune      J Sortais              A Jallon

f. G. Verdier    j gautier    L ferré       Regnoust

Rigot          P.re Lequette             Beaugars laine

                  P.r de la C. »[5]

 

Le mardi 11 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou attribuait un certificat de résidence :

« Ce Jourd’huY onze Juin 1793 2.e de la République F.oise

En l’assemblée permanente du ConSeil G.al de la Commune de Nogent Le Rotrou Tenüe publiquement.

En en eXécution de la Loi  du 28 mars dernier Il a été delivre un Certificat de Résidence au C.en Louis Julien François Duval Cour menil vivant de Son revenu agé de 48 ans Taille de Cinq pieds Six pouces, cheveuX et Sourcils gris, yeux bleus, nez long, bouche moyenne ; figure marquée de petite verole depuis en cette ville dépuis le 16 aoust 1792, Jusqu’au cinq octobre suivant eXclusivement, en préSence des C.ens P.re Charles Binois chauSsurier, Jean Sursin TiSserand, P.re Mauger, charles aleXandre Jacques Courtin, magloire vaSseur, P.re girard boulanger, + [ en marge : +Jean louis marie Morin ancien Brigadier des gardes ] claude SeSseau chez lequel le certifiant etablissoit Sa réSidence, lesquels ont fait la déclaration eXigée par la loi précitée et ont Signé les certifiants et certifié, avec nous dont acte.

Courmenil

Morin    courtin  Mauger   Binoist Surcin

Pesseau    Vasseur    Fauveau

                                     S. G. »[6]

 

Le mercredi 12 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou refusait un certificat de civisme à Pierre Joseph Dugué l’ainé administrateur du département d’Eure & Loir demeurant en cette ville rue Saint Laurent, en même temps il en attribuait un au citoyen Glatigni :

« Ce Jourd’huY Douze Juin 1793 2.e de la République

En l’assemblée permanente du Conseil Généralde la Commune de NoGent Le rotrou Tenüe PubliQuement.

Est comparu Le C.en Pierre Joseph Dugué l’ainé aDminiStrateur du dép.t d’eure & Loir dem.t en cette ville rüe et paroiSse S.t Laurent

Lequel a demandé au conseil Général de la Commune un certificat de civisme

Le Conseil Général

Au même Instant est comparû Le C.en Glatigni ancien viSiteur des rôles de cette commune

Lequel a formé la même demande

Le Conseil Général deliberant, arrête, + [ rajout en fin de délibération : oui le procureur de la Commune ]  qu’il Sera accordé un Certificat de civisme au C.en Glatigni, et qu’il en Sera reFusé un au citoyen Dugué l’ainé. Dont acte. deux mots Rayés nuls

Baugars           Vasseur         Rigot              Baudoüin

                          Maire

G. Petibon       hubert     Beuzelin   Beaugars lainé

Regnoust     J Sortais        f. C. verdier

Fauveau        J. C. Joubert        Tarenne   j jallon

                        Grenade

Pi Chereault        P.re Lequette

                            P.r de la C. »[7]

Le lundi 17 juin  1793, la municipalité tenait trois délibérations.

  • Dans la première, elle nommait un commissaire chargé de convaincre les cultivateurs, des communes du district proches de la Beauce, d’approvisionner le marché de Nogent en grains :

« Ce Jourd’huY DiX Sept Juin mi Sept Cent quatre Vingt TreiZe L’an 2.e de la République f.oise

En l’assemblée Permanente du Conseil Généralde la Commune de NoGent Le Rotrou Tenüe PubliQuement.

Le Procureur de la Commune a obServé que les Subsistances fondoient Ses craintes les plus rèelles ; qu’il prevoyait que Si la Commune de Nogent n’employoit  pas les mesures les plus Sages et les plus prudentes il étoit à redouter que Cette commune ne tombât au mois d’aouSt dans l’impoSsibilité de S’aPProviSionner par la raiSon que d’ici à ce tems Il étoit préSumable que les villes voisines peu fertiles en bled n’enlevaSsent le Superflu des municipalités de ce District qui Seules nous offrent des reSsources ; En conséquence Ledit procureur de la commune a requis que Le conseil Général nommât un commiSsaire auX Fins de Se Transportér conjointement avec Celui de l’adm.on dans les diverses Municipalités de ce district qui avoiSinent la Beauce auX fins de déterminer par des primes d’encouragement les cultivateurs de ces Communes d’amener des Grains En Cette Ville ; a Cet effet que Toute autorisatioN fut Donnée audit CommiSsaire de faire Tels traités qu’il Jugera convenables pour parvenir à l’approviSionnement prompt certain de cette cité et tel qu’il Soit capable de nous TranquiliSer pour les mois d’aouSt et Septembre ordinairement très critiques.

Le ConSeil Général prenant en ConSidération le RequiSitoire ci-dessus nomme le C.en JalloN l’ainé à l’effet d’employer Tous mes Moyens que Sa Sagacité Suggera  pour déterminer les cultivateurs a venir approviSionner cette ville, lui confere même Tous pouvoirs de les IndemniSer des dépenSes que leur occaSionnerA nécéSsairement le Transport de leurs Grains En Cette ville èloignèe de leur domicile de 6 à 7 lieues, dèpense qu’ils pourroient éviter en le vendant au Marché de noGent Champrond En Gâtine et de Courville, arrête que Ledit C.en Jallon l’ainé Sera prié de Se Concerter, pour le Succés de cette opératioN, avec le commiSsaire qui va être nommé par l’adm.on du district ; arrête en outre que Ledit C.en Jallon l’ainé Sera Remboursé, Sur Ses mèmoires, des Dépenses qu’il pourra Faire dans le cour de cette Importante missioN confiée à Ses Soins. »[8]

  • Ensuite, le Maire de Nogent, offrait deux haches pour les sapeurs de la compagnie des canonniers de la Garde nationale :

« Ensuite Le C.en Maire a dit qu’il avoit acheté deuX haches pour les Sapeurs attachés à la Compagnie des Canonniers de Cette cité ; & qu’il en faiSoit préSent à la commune.

Le ConSeil Général rendant hommage à la genereuSe offrande du cit. Maire, arrête qu’il lui en sera voté des remerciements. »[9]

  • Enfin,  la municipalité de Nogent délibérait et appuyait des pétitions de la Société populaire de la ville dénonçant le fait que le citoyen Proust continuait d’exercer les fonctions de receveur du district alors qu’il lui avait été refusé à plusieurs reprises un certificat de civisme. L’administration municipale décidait d’envoyer copie des pièces au ministre de l’intérieur :

 « Enfin un membre a remis Sur le Bureau une adreSse de la Société Populaire de cette ville expositive qu’il est bien Surprenant que le C.en ProuSt receveur du district eXerce encore Ses Fonctions contre le vœu de la loi, contre le  teXte [ lecture peut certaine ] de l’arrêté du département du commiSsaire de la conventioN, et Tendante à Ce que le Conseil Général prenne les mesures les plus efficaces pour Faire prononcer la destitutioN dudit C.en ProuSt ;et deuX copies de deuX autres [ un mot rayé non déchiffré ] Petitions adressées Par la Dite Société Populaire de Nogent au dépt. Et au district ayant pour objet le même motiF de RéclamatioN

Le conSeil Général Frappé de la Justice des moyens enoncés auX dites petitions, et considérant que les adm.eurs ont ouvertement Contrarié Le vœu de la Loi et cherché ont rePandu sur Lui un nuage qui obscurcit L’intégrité qui Doit faire le caractere par eSsence des  Magistrats du peuple,+ [ rajout en fin de délibération : + en renvoyant Le cit. ProuSt dans Ses fonctions. ] , arrête que Copie des dites adressées [ sic ] Sera envoyée au miniStre de l’interieur auquel Sera écrit à cet eFFet dont acte. quatre mots rayés nuls.

              Beaugars lainé      Beuzelin        Hubert        VaSseur

                                                                                      Maire

               Regnoust        Rigot        P.re Lequette

                                                           P.r de la C.                    

                                  Fauveau

                                    S. G. »[10]

Le samedi 22 juin  1793, la municipalité s’inquiétait à nouveau de l’approvisionnement en grains de la ville. Elle recevait les commissaires, qu’elle avait nommés afin de solliciter les membres d’une société philanthropique de verser le 1/10e du montant de leur soumission pour approvisionner la ville en grains,  ceux-ci déposaient  2399# 4 sols. Somme que la municipalité affectait en priorité au remboursement des frais de transport des cultivateurs livrant leurs grains à Nogent :

Ce Jourd’huY Vingt deuX Juin mil Sept cent quatre vingt Treize l’an 2.e de laRépublique F.oise

En l’aSsemblée permanente du ConSeil Général de la commune de NoGent le Rotrou Tenüe publiquement

Sont Comparus Les C.ens  Briere G Petibon et fortin l’ainé Commissaires Nommés par les corps administratifs auX fins de Solliciter de la Générosité Sensibilité des Soumissionnaires de la Société philantropique de cette ville établie en cette ville le 22 octobre dernier le dixiême du montant de leurs Soumissions pour Subvenir auX dépenses qu’occasionnent l’approvisionnement de cette ville.

Lesquels ont dits quils s’etoient Transportés Chez les divers Soumissionnaires qui Se sont empressés de verser le produit de leur contributioN Volontaire entre leurs mains, que ce produit monte à la Somme de deuX mille trois cent quatre Vingt neuf livres quatre Sols suivant l’état Certifié desdits d’euX et à l’instant déposé, quil observant qu’il restoit encore quelques soumissionnaires que l’absence avoit empeché de rèaliser.

pourquoi lesdits CommiSSaires ont requis que le ConSeil Général leur donnât decharge de la Somme enoncée de l’autre part ;

 surquoY le ConSeil Général déliberant après avoir Temoigné sa reconnoissance  auX dits Commissaires du Zéle avec lequel Ils ont rempli cette importe mission, a arrêté, oui le procureur de la Commune en Ses conclusions, que la dite Somme seroit deposée entre les Mains du C.en Baugars père officier mp.al, lequel versement s’est effectué Sur le champ, ainsi que l’a Reconnu ledit citoyen Baugars.

Le conSeil Général delibérant Sur les détails du mode de l’emploi de ces fonds, considérant de nouveau que l’approviSionnement de cette cité ne peut s’effectuer Sans des pertes Considérables, puisqu’il est généralement reconnû et quil a déjà été établi à notre delibération précédente, que les communes des CampagneS VoiSines de cette cité Sont presqu’entièrement épuisees en ce moment, qu’il est encore certain que celles eloignées  plus abondante en grains ont le droit de vendre leur production auX marchés les plus rapprochés de leurs domiciles, Tels que CHamprond en gâtine, Courville ; et que l’on ne peut déterminer les cultivateurs a apporter leurs grains en cette ville, qu’en les dedommageant des Frais de transport ; a arrêté que cette Somme seroit employée a payer les frais de Transports des grains qui Seront + [ en fin de délibération : et ont été ] vendues à Cette Commune, CeuX de déchargement d’enmagazinement, et a réparer les pertes que la vente en detail occaSionnera ; à cet effet sera Tenu un  Registre ou Seront établis Seulement les Frais ci-dessus mentionnés, et qu’il Sera pris dans la caiSse communale des fonds pour l’acHat de ces grains, lesquels y Seront rétablis a fure et méSure de leur rentrée. Dont acte

                                                    VaSseur                     baugars

                                                      Maire

Fortin le.                    Briere               Rigot            G.Petibon

Ferre Bacle       J Sortais

Tarenne        J gautier     J.C. Joubert           Hubert

Regnoust     L. ferré    L. Lalouette    A Jallon   Beaugars l’ainé   G Salmon

                                                                            Grenade

    P.re Lequette                                      F. G. verdier

     P.r de la C

                   Beuzelin        Beaugard Le jeune    Beaugars le gros

                                                Pi Chereault

Fauveau

  s. g. »[11]

 

Le mercredi 26 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou nommait un commissaire chargé de solliciter, du département, l’autorisation d’effectuer des achats de grains dans le canton de Chartres :

 « Ce jourD huY vingt Six Juin mil Sept cent quatre vingt treiZe l’an 2.e de la République F.oise

En l’assemblée permanente du Conseil Général de la Commune de nogent Le Rotrou Tenüe publiquement

Le Procureur de la Commune a exposer que les craintes qu’il avoit manifesté au ConseilGénéral de la Commune Par ses requisitoires en date des diX Sept et vingt un[12] de ce mois sur les subsistances de Cette Commune Loin de Se dissiper s’accroissoient de Jour en Jour ; que les motifs qui reDoubloient son Inquietude Sur Cette Partie interéssante confiée à sa surveillance étoient puisée dans la decouverte des vérités les plus afFligeantes ; qu’en efFet Il resultoit de la vériFication qu'il avoit Faite des déclarations passées par les diverses possesseurs de grains de cette mp  déclaration reconnüs reconnües sincéres par Ses délégués nommes à cet effet, que notre Ville [ mot rayé mot déchiffré ] commune ne nous offroit pas en ce moment de quoi l’alimenter pendant Trois Jours ; que ce triste resultat avoit porté ses recherches plus loin ; qu’il avoit encore pris Communication des tableauX produits par les diverses communes a l’adm.on du district, et qu’il étoit évidemment Frappant que ces Communes etoient abSolument InsuFFisantes pour procurer à Celle De NoGent une quantité de grains capable de calmer les inquiétudes deS citoyens préposés a Son adm.on ; qu’il resulte enfin  de la  Conférence qu’il a Tenüe avec les membres  du Directoire que telles mésures que l’on pratique, telS moYens même eXtraord.re  qu’on emploie FuSsent ils coactifs,  on ne trouvera Jamais dans l’étendüe du district de nogt des SubSistances en asseZ grands quantité pour remplir les besoins de la population de cette Commune pendant le temps ou on ne peut rien esperer des productions qui [ mot rayé illisible ] couvrent actuellement la terre, et que les voies les plus couteuses que l’on pratiqueroit pour approvioSionner cette ville n’auroient d’avantage que d’épuiser les communes de ce district, et de nous conduire infailliblement à une époque ou l’impossibilité de l’approviSionner dans d’autres Pays Se joindroit a l’empire des besoins les plus urgents et Toujours renaissant Ce qui [ mot rayé illisible ] creuseroit pour les habitants de Nogent un abYme de malheurs qu’aucune [ mot rayé illisible ] ressource ne pourroit combler ;

Pourquoy Il a proposé au conseil Général de nommer un commiSsaire à l’effet de Se concerter avec celui que l’adm.on du district va être invitée de choiSir auX fins 1° de Solliciter du département une autoriSation d’acheter dans l’arronDissement du canton de Chartres prélevement fait Toutes fois de ce qui pourroit être nécéssaire à cette cité, une quantité de Grains assez considérable pour calmer Toute inquiétude que pourroit Faire naiTre la longueur de Tems à parcourir d’ici le mois le mois [ sic ] d’octobre, et ce par préference à Tous commer.es étrangers. 2° de faire Tel approviSionnement qu’il Jugera néceSsaire en vertu de cette autorisation, et auX conditions les Plus avantageuses qu’il lui Sera poSsible.

Le ConSeil Général prenant en la plus grande considération le requisitoire ci-dessus, et voulant Faire cesser Toutes les craintes qui fonde le denuement abSolu ou se  trouve cette commune de grains et des moyens de S’en procurer dans l’ étendüe du district, a nommé Le C.en VaSseur pour CommiSsaire auX fins ci-dessus et l’a Invité a Se concerter pour Le Succés d’une operation confiée à Son Patriotisme, avec le  Commissaire nommé par l’adm.on du district pour le même obJet ; arrête en outre qu’il Sera rempli Sur Ses mémoire des depenSes auXquelles donnera lieu Son voyage, et qu’eXpedition des préSentes lui Sera remiSe par le Secr.e Greffier pour lui valoir ce que de raiSon. quatre mots rayés nuls d.t acte ./.       J C Joubert            VaSseur

  Ferré Bacle      Rigot                           Baudoüin                                Maire

 

L ferre                      G Salmon

A Jallon                          J Sortais                  Pi Cherrault

f. G . Verdier                P.re Lequette                                  hubert

                                      P.r de la C

Fauveau                           Beuzelin   Baugar lainé    Regnoust

  s. g. »[13]                          

 

Le vendredi 28 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou autorisait le citoyen Regnoust, membre de la municipalité et administrateur de l’Hôtel-Dieu de Nogent, à faire effectuer des travaux de rénovation à la ferme de la Thibeaudière ( commune de Saint-Germain-de-la-Coudre, Ornes ) appartement à cette dernière institution :

« Ce JourD’huY Vingt huit Juin 1793 2.e de la République F.oise

En l’assemblée permanente du Conseil G.al de la Commune de NoGent le Rotrou Tenüe publiquement

Le C.en Renou membre de Cette Commune et administrateur de la Charité des pauvres malades [ Hôtel-Dieu ] a observé que le ferme de la thibeaudière située paroisse de S.t germain de la Coudre affermée à la veuve fretard avoit attiré Sa Surveillance par le rapport de la fermiere, que s’y étant transporté, il avoit reconnût qu’effectivement le groupe étoit dans le plus mauvais état et menaçoit très procHaine, que les autres batiments Sont egalement en très mauvais exigent également les reFection les plus Promptes, Pourquoi Il a réquis que le conSeil Général l’autorisât 1° à faire faire un déviS estimatif desdites réparations par un homme de l’art 2.° à donner au Rabais la confectioN des ouvrages des ouvrages de refection  qui sont Indispensablement nécéssaires Sur ladite Ferme.

Le conseil Général considérant qu’il Seroit  très préjudiciable à l’entretien ci-dessus denommé de negliger l’entretien [ sic ] des batiments des Fermes dependantes, à accorder pleine et entiére autoriSoit au C.en Regnoust de Faire Faire Telles réparations qu’il estimera convenables Sur la ferme ci-dessus  et d’après le monde  qu’il déterminera, arrête en outre que les dépenses que lui  occasionnera Cette réparation lui Seront allouées en déPense Sur Ses mémoires dont acte : /. SiX mots rayés nuls

Regnoust      Lalouette    G Petibon      VaSseur   hubert

                                                                Maire

J C Joubert           Beaugar lainé    J Sortais    

Rigot                   Fauveau                 Beuzelin       Pi Cherrault

                               s. g. »[14]                          

Le samedi 29 juin  1793, la municipalité de Nogent-le-Rotrou délibérait à nouveau au sujet de l’approvisionnement de la ville en subsistances et plus particulièrement en grains. La pression de la population se faisant sentir, elle nommait deux commissaires pour demander au district de vendre à la ville 130 minots[15] de grains stockés dans ses greniers et provenant des biens des émigrés :

 « Ce JourD’huY  neuf [ sic pour vingt-neuf ] Juin mil Sept cent quatre Vingt treize l’an 2.e de la Rép. F.oise

En l’assemblée permanente du ConSeil Général de la Commune de Nogent le Rotrou Tenüe Publiquement.

Le Procureur de la Commune a [ mot rayé illisible ] Remontré que les habitants de cette ville venoient en foule chez lui Se plaindre amerement de ce que les Boutiques des boulangers étoient vuides et qu’ils ne voyoient aucune autre reSsources CaPables de remplir leurs besoins qu’en un mot le Cri Général des nogentais étoit du Pain ; qu’il Craignoit même que le peuple pouSSé par les aiguillons de la faim la plus cruelle ne dilapidât la portion [ deux mots non déchiffrés ] de grains qui étoit chez le cit. JalloN et qui appartenoit à  à [ sic ] l’administratioN comme provenant des biens des émigrés ; qu’il croyoit de la Sagesse du conSeil général d’employer les moYens propres à éviter les horreurs et les désordres qui naitroient necessairement de la Fa d’un defaut du Subsistances Plus long tems Prorogé ; Pourquoi Il a requis le ConSeil général d’inviter Le directoire du district a vendre à la Commune de NoGent 130 minots que Se Trouvent CheZ Ledit C.en JalloN.

Le ConSeil Général penetré du Sentiment de la plus vive Sollicitude considerant qu’il ne faut neGliGer aucune Mésures dans un moment aussi impérieuX et dans des ConJonctures Si Pressantes a nommé les cit. Lequette et Petibon auX Fins de Se transPorter à l’administratioN du district Pour l’ engager à Vendre à la Commune la quantité de grains qu’elle a en Sa possession et a les lui PaYer, Suivant le priX déterminé Par la loi, et de Se rendre , dans le cas ou leur Demande Seroit acceuillie au Dépôt de ces grains pour en diriGer la distributioN auX boulangerS les Plus dépourvus. Dont acte ./.

deuX mots Rayés nuls.              VaSseur                      Hubert

Beaugar lainé       G Petibon       Maire

Fauveau       Beuzelin        Regnoust    J Sortais     J C Joubert          

              Rigot                          Pi Cherrault         

             Lalouette                        P.re Lequette

                                                   P.r de la C. »[16]

 


[1] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillet 67.

[2] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 67 et 68 .

[3] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillet 68.

[4] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 68 à 69.

[5] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 69 et 70.

[6] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillet 70.

[7] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillet 70.

[8] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets70 et 71.

[9] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillet 71.

[10] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 72 à 74.

[11] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 72 à 74.

[12]  Il s’agit sans doute de la délibération du 22 juin 1793, il n’y a pas eu de délibération le 21, ou tout au moins elle ne figure pas dans le regsitre 1 D2 des archives municipales de Nogent.

[13] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 73 à 74.

[14] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 74.

[15] Un minot est une ancienne mesure de capacité équivalent à environ 38 litres, donc 130 minots correspondaient à un peu moins de 500 litres.

[16] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 74 et 75.