La Société des Amis de la Révolution Française 72 ne lâche rien à propos du devenir des ossements découverts dans le charnier des Jacobins en 2010.

37 têtes de mort1

Suite à un rapport, complaisant vis-à-vis des revendications anti-républicaines les moins caricaturales formulées par les nostalgique de la « Vendée », de  « l’historien » Alain Gérard ( par ailleurs administrateur du Souvenir vendéen et directeur du Centre vendéen de recherches historiques… le hasard fait bien les choses ! ) sur le devenir des restes humains exhumés au Mans, nos Amis de la Révolution ont une fois de plus taillé leurs plus belles plumes pour écrire une fois de plus à la DRAC des Pays de Loire mais également à la Ministre de la Culture et de la Communication :

« La SARF, créée en 2009, se fixe pour objectifs l’approfondissement et la diffusion des connaissances sur la Révolution française et la défense des principes et des valeurs dont nous sommes les héritiers. A ce titre, elle tient à attirer votre attention sur le devenir des ossements d’époque révolutionnaire exhumés au Mans à l’occasion des fouilles préventives qui ont précédé le réaménagement du quinconce des jacobins.

Dès leur mise au jour, plusieurs associations « vendéennes »  ou monarchistes mais aussi certains  élus politiques avaient, sans attendre la moindre analyse, décrété que tous ces ossements étaient vendéens et demandaient avec véhémence leur « rapatriement » en Vendée. A ce jour, ils sont stockés dans les locaux de l’INRAP mais cette campagne idéologique vient d’être relancée par la remise du rapport de fouilles. Certaines propositions sont trop extravagantes (ossuaire souterrain centré sur l’église de Saint-Martin-Lars, avec office religieux catholique annuel » et identification par ADN financée par un « Fond d’indemnisation du génocide vendéen » ) ou d’un caractère politique trop voyant (crypte de la chapelle du Mont-des-alouettes aux Herbiers, haut lieu de la mémoire légitimiste, réinhumation au « champ des martyrs » où reposent les émigrés fusillés pour avoir débarqué à Quiberon sous l’uniforme anglais) pour être retenues, même par les partisans d’un transfert en Vendée. D’autres, en revanche, hypocritement présentées sous le signe de la « réconciliation », semblent séduire les tenants d’une repentance, officielle ou non, de la République.

A cette fin, Monsieur Retailleau, sénateur et président du Conseil régional des Pays de la Loire,  a mis en place, avec l’assentiment de l’INRAP, un « comité scientifique » de deux personnes dont la seule raison d’être serait de déterminer le lieu où seront stockés ou réinhumés les ossements. Le caractère purement fictif de ce « comité » vient d’être révélé par le dépôt unilatéral, par l’un des deux « experts », monsieur Alain Gérard, par ailleurs administrateur du Souvenir vendéen et directeur du Centre vendéen de recherches historiques -, d’un « rapport » qui a plus à voir avec l’idéologie et les arrières pensées politiques qu’avec les sciences humaines et dont la presse s’est immédiatement emparée.

L’auteur renvoyant in fine la décision à l’Etat, nous tenons bien évidemment à vous faire part des remarques que ce « rapport » nous inspire.

[ lire la suite sur le site de la SARF 72  ] ».