38 RobespierreLe site « Révolution-française.net » vient de mettre en ligne un article de Anne-Marie Coustou-Miralles par ailleurs publié dans le tout dernier bulletin de la Société des Amis de Robespierre, L’incorruptible ( n° 96, 2ème trimestre 2016 ). Dans cette article, l’auteure, critique la dernière biographie consacrée à Robespierre due à la plume de Jean-Clément Martin en revenant de façon assez précise sur la conception de celui-ci concernant question du droit de guerre et de paix :

« Robespierre et la question du droit de guerre et de paix.

Dans sa récente biographie de Robespierre, l’historien Jean-Clément Martin reprend à son compte la critique émise par Manon Roland, qui haïssait Robespierre et cherchait à le faire passer pour un personnage médiocre, critique selon laquelle la stratégie de l’Incorruptible aurait consisté à « reprendre des idées émises par d’autres et à les mettre en forme » (1). Comme exemple « frappant » illustrant cette prétendue stratégie, il cite le débat sur le droit de guerre et de paix qui s’ouvrit à l’Assemblée constituante le 15 mai 1790. C’est donc sur cet exemple précis choisi par l’auteur lui-même que nous analyserons la validité de cette critique faite à l’Incorruptible.

Cette discussion avait été ouverte dans le cadre de la rédaction de la constitution, mais elle avait été provoquée par des circonstances bien précises. Sous prétexte d’un conflit entre l’Angleterre et l’Espagne, le ministre de la guerre Montmorin avait demandé à l’Assemblée de voter des subsides pour l’armée afin de prêter main forte à l’Espagne, alliée de la France dans le cadre du « pacte de famille ». La question du vote des subsides avait forcément ouvert la question de savoir à qui devait appartenir le droit de guerre et de paix. Pour Mirabeau, ce droit ne pouvait appartenir qu’au roi, en tant que chef de l’exécutif. Quelques députés du « côté gauche », dont Robespierre, s’y opposèrent, affirmant que seuls les représentants de la nation pouvaient légitimement prendre de telles décisions. »

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