Juillet 1791Un 14 juillet obligatoire sous peine de prison :

Le mercredi 13 juillet 1791, dans sa première délibération, la municipalité ordonnait à tous les citoyens actifs ( membre de la garde nationale ) de se trouver en armes à neuf heures sur la place pour les cérémonies du 14, d’éclairer les croisées la nuit et interdisait de travailler : 91_07_13

  « Aujourd’hui ce treize juillet mil Sept cent quatre Vingt onze dans l’aSsemblée du  conSeil municipal de la ville de nogent Le rotrou . Le procureur de la commune a obServé que les avantages inappreciables dont nous Faisoit Jouir la conStitution lui paroiSSoient des motifs + [ en marge : + puissants ] inappreciables pour conSacrer la journée du quatorze juillet+ [ en marge :+ a la joie et à l’allegreSse ] epoque à la quelle nous avons conquis nos libertés qui nous est Si précieuSe, en conséquence a requis que le corps municipal enjoignit sous peine de priSon a tous les citoyens actifs et fils de citoyens actifs de Se trouver Sous les armes sur la place en armes neuf Heures du matin.

 Surquoi Le conSeil municipal a arrêté d’ordonner a tous les citoYens actifs et fils de citoYens actifs de Se trouver demain a neuf heures du matin sur la place et en armes , d’enjoindre en outre a toutes perSonnes D’illuminer ses croiSées la nuit – dudit Jour quatorze, et enfin de defendre a toutes personnes de quelque qualité de travailler pendant ledit Jour, sous peine de priSon. dont acte

                                                     /./ J. Crochard       VaSseur

                                                               Maire

Fauveau              baugars                 P.re Lequette        

                                                             P.r de la C

                                                                               Baudoüin »[1]

  • Puis elle procédait à la nomination de commissaires aux fins d’assister à deux ventes de biens nationaux :

« et ledit Jour dans ladite aSsemblée il a été fait rapport par le procureur de la Commune d’une lettre du p.eur Syndic qui engage les officiers municipaux a nommer des commiSsaires pour etre préSents à la vente de la terre de la BeauSserie qui doit S’effectuer ce Jourd’Hui, pourquoi ledit procureur de la Commune à requis qu’il fut procedé a la dite nomination.

Surquoi le conSeil municipal a nommé M. M. Proust et Gallet pour commiSsaires a la dite vente, les quels preSents ont accepté ladite commiSSion et ont promis  S’en acquitter en leur ame & conScience –

Et de Suite à été fait par ledit procureur de la Commune d’une autre lettre du procureur Syndic qui invite M. M. les officiers municipauX a nommer des commiSsaires pour être préSents à la vente d’une maiSon située à noGent occupée par le S. Emond et dependant cY devant de la collégialle de S.t Jean, et a requis Ledit procureur de la Commune quil fut procédé par le corps municipal à la nomination de commiSsaires.

Surquoi, oui ledit procureur de la commune le corps municipal a arrêté de nommer M. M. Proust et Gallet pour commissaires à la Vente de ladite maiSon, lesquels preSents ont accepté ladite commiSsion a euX deferée,  et ont promis  S’en acquitter en leur ame & conScience dont acte.

/ J. marguerith                  Baudoüin                            baugars

P.re Lequette                                                       

 P.r de la C »[2]

 


[1] Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, 1D1 feuillets 138 et 139.

[2] Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, 1D1 feuillets 139.