octobre 1793Le lundi 7 octobre, la municipalité de Nogent revenait une nouvelle fois sur le problème des subsistances. Elle décidait, avec l’accord du département, d’envoyer un commissaire dès le lendemain à Châteaudun afin de se procurer des grains. 93_10_07___Nogent

 « Aujourd’hui le 7 octobre 1793  L’an deuxieme de La republique française une et IndiviSible

En L’aSsemblée du conceil Général de La Commune de Nogent Le Rotrou Séance tenüe publiquement.

Le Citoyen Maire à exposé, que la disette de Grains Se faisant reSsentir en cette  ville journellement de la manière La plus aFligeantS il auroit écrit aux CitoYens procureur Général Syndic du Departement une lettre expositive de la triste Situation de cette ville par laquelle il lui demandoit S’il existoit à Chartres du Bled disponibles que le procureur Genéral Syndic par sa rePonse en date du 27 7.bre dernier Lui auroit annoncé qu’ayant  communiqué communiqués cette Lettre au departement celui-ci l’auroit chargé de lui obServer qu’il n existoit à Chartres aucuns grainS disponibleS, mais  que Chateaud’un pouvoit en Fournir ; qu’en Conséquent Nogent pouvoit envoyer des voitures à Chateaud’un ou à Janville, et dêputer un Commissaire porteur de La Lettre du procureur Général Syndic Par laquelle. Le directoire du d departement réquiert les District de ceS deux endroits de pourvoir aux Besoins de la ville de Nogent En conséquence le citoyen Maire à deposé à l’instant Sur Le Bureau La ditte Lettre et a requis le conseil Gènéral de déliberer Sans dèsemparer, Attendu l’extrême urGence Sur le Parti a prendre à cet Egard.

Sur lequel exPosé le Conseil Général ayant mûrement deliberè ; oui Le procureur de la  [ sic ] en Ses conclusionS.

Considerant que depuit trèS long-tempS la commune de Nogent à été Reduite aux ressourceS leS pluS extrêmeS pour Se procurer des SubsistanceS, que malgré la multiPlicité deS commiSsaireS par elle envoyés danS nombre d’Endroits à cet eFFet néanmoinS il Lui à été impossible de Satisfaire d’une manière SuFFiSante aux Besoins de Ses concitoyenS quelle à eu La douleur d’en avoir un Grand nombre manquer de Pain pendant plusieurS jourS, et même après une auSsi cruelle SouFFrance, être forcéS à assouvir leur Faim avec du pain Composé de grains de mauvaise qualité et même d aVoine. Que dans ce moment la disette Fait encore Sentir d’une manière Si eFFrayante qui Font craindre d’Etre taxé d’Exageration, le Conseil Général atteste que, si l on n’employe + avec La pluS grande celerité , TouS leS moyenS d’approvisionner cette commune, tous Ses habitants vont perir victimeS de La Famine, Arrête que danS le jourS de demain, le citoyen Baugars BeaugarS fils L’aîné l’un de Ses membres que le conseil Général commet à cet eFFet Se transportera à Chateaud’un pour exposer au district dudit endroit la triste Situation de la commune de Nogent Le rotrou et le requerir au nom de l’humanité de lui accorder touS LeS grainS qu’il lui sera poSsible de disposer en Sa Faveur. Arrête en outre que par cet effet Le Lettre deS citoyenS procureurs Général Syndic Sera remise audit cytoenS BeaugaS avec Expedition du present, et qu’il demeure même autorise a DeleGuer Les pouvoirS à luî accordéeS par Le Présent Soit en tout Soit en Partie : dont acte ./.

VaSseur     J Jallon Laine

  Maire       Beuzelin

Chevrel   J Sortais   G Petibon  G Salmon   

Pi Chereault     Beaugas lainé   J Gautier

J. C. Joubert   f. G. Verdier  L  Lalouette 

A Jallon               Hubert

Grenade    Rigot     Ferré Bacle   P.re Lequette

                                                       P.rde la C. 

[ compte-rendu qui ne semble pas de la main de Fauveau ]»[1]



[1] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, feuillets 104 verso et 105 recto et verso.