Gardes nationales (suite), tensions en le corps municipal et le procureur de la commune ?

 

Le mercredi 18 août 1790, la municipalité de Mamers entreposait les deux drapeaux de la garde nationale en la maison du lieutenant-colonel de ladite garde, le Sieur Lair.

Transfert nécessité par le départ du colonel de la garde, le Sieur de Frébourg chez qui ils étaient entreposés auparavant, dans sa maison de campagne[1] et ce pour un temps « considérable ». Il n’est pas impossible, mais pas certain non plus, que ce départ, qui semblait imprévu, fut une conséquence des vives oppositions suscitées en la ville à propos des deux nouvelles compagnies réclamées par les gardes-nationaux.

90-08-18 Château de Frebourg

« [Marge gauche haut du feuillet 76 verso : 

N.° 103 Drapeaux.

              G.]

aujourd’hu Dixhuit aoust mil Sept Cent quatre vingt Dix après mid

Nous officicers MuniciPaux Sur Lavis quinous â Eté Donné Par Mr Laire Lieutenant Colonel De lagarde nationne[sic]que Monsieur De frebourg Commandant DePositaire Des Deux DraPeaux Dela trouPPe Est Parti Lejourdhier pour aller Passer le Reste De L Eté a Sa maison De CamPagne, qu il Convient De faire transPorter Les dits DraPeauX ailleurs Puisque sa maison quil habite ordinairement En Cette Ville Và Rester inhabitée Pendant une EsPace[sic] De temps assé Considerable

Surquoi Deliberant avons arrestés que les DeuX DraPeauX De la garde nationalle Seront # [rajout en fin de délibération : # ce jourdhuy] transferés au Domicile Du dit Sieur Lair, Demain DiX neuf Dans la maison, Par Vn Detachement De la ditte garde nationalle qui Sera Choisi Par L’Etat major

fait a Mamers Cesd [cesdits] jour Et an

Cinq mots raés nuls     Le CamuSat                          hardoüin desnos»[2]



[1] Sans doute le château de Frebourg sur la commune de Allières-Beauvoir à quelques kilomètres au Nord-Nord-Ouest de Mamers.

[2] AD72 1MI 1343 (R129).