Le jeudi 16 décembre 1790, la municipalité recevait une lettre et un procès-verbal du sieur Lemaigre, receveur des droits d’aide, dont ce dernier demandait le dépôt au greffe municipal ce que le bureau municipal faisait. Ledit procès-verbal était une dénonciation des sieurs Pierre Marieux, Jean Cornu, François Rivière et de la veuve Leguay venus se plaindre du comportement dudit Lemaigre la veille (voir la séance du 15 décembre 1790 ici), cette démarche n’était certainement pas à propice à calmer le mécontentement largement partagé en ville à son égard.

« [En marge en bas du feuillet 131 recto :

188

DéPotsdePieces.]

aujourd’hui Seize decembre mil Sept Cent quatre vingt diX

est ComParu LeProcureur delaCommune Lequel a Requis Lenregistrement 1°

en LaSsemblée duBureau aefait Lectured’une Lettre deMonsieur Lemaigre Receveur desdroits dela Regie - en datte deCejour dans Laquelle etoit inclus unProcès verbal Par Lui RaPPorté Contre La dame ve Leguay françois Riviere Pierre MarieuX et jean Cornu Lejourdhier Lequel Procès verbal il declare affirmer veritable Par Saditte Lettre & et duquel il demande LedePost anotre Greffe

Led. Bureau Sur Le Requisitoire duProcureur dela Commune à ordonné ledePost tant de Laditte Lettre que LeProcès verbal anotre Greffe, après avoir eté Cotté Paraphé Par Monsieur Le Maire

Arresté Les jour et an que deSsus       fleury       Besniard

           Chartier                Le proust Desageux 

           Pr dela com.e                                             Maire»[1]

90-12-16 delib 1 vue 1



[1] AD72 1MI 1343 (R129).