1794 JanvierLe quatre pluviôse ( 23 janvier 1794 ) la municipalité délibérait sur la demande de délivrances de certificats de civisme de deux « chaufourniers[1] » de la ville, elle refusait d’en décerner un au citoyen Binois :

«Aujourd’Hui quatre pluviose an deux de la repub. Une Et ind.

En l assemblée permanente du Conseil General de la Commune de nogent le rePublicain tenüe publiquement

Sont Comparus les Cit. Pesard Et Binois Chaufournier tous deux domiciliés en cette ditte Commune

Lesquels ont Prié le Conseil general de peser de Sa Sagesse Sil leur accorderoit ou refuseroit des certificats de civisme.

Le conseil General deliberant arrete, quil Sera accordé un Certificat de civisme au cit Pesard Et quil en Sera refusé un au citoyen Binois : dont acte

[…]»[2]

Puis la municipalité convoquait les neufs communes du canton à se trouver à la maison commune de Nogent le onze pluviôse à 10 heures du matin ( 30 janvier 1794 ) afin de procéder à la désignation des 6 cavaliers que le cantons devait fournir selon la répartition faite par le district.

1794 cavalier

«Ensuite le cit lequette agent national prés cette Commune a DePosé Sur le Bureau Copie d un arreté de l administration du district de nogent en datte du  dix neuf nivose dernier portant que le departement a par Son arretè du  vingt cinq Frimaire d assiner [ sic ? ou dernier ] dans le contingent qui lui a été aisigné [ sic ] pour le complément des trente mille hommes de cavalerie, aisigné [ sic ] celui fourni par ce district montant a Cinquante un hommes, que l’administration de ce district a par Son arreté Sus Enoncé, Repartition Faite  des dits Cinquante un hommes Entre les cantons de Son arrondissement, Fixé notre  Canton a Six hommes Effectifs, Et a requis que le Conseil General voulu Bien S’occuper de Mettre PromPtement a Execution les disPositions Contenués [ sic ] dans les arretés cidessus precités Et analYsés.

Le Conseil General prennant En ConsideratioN le requisitoire de Son agent national, Considerant quil Est urgent de mettre Promptement a ExecutioN les dispositions desdits arretés, arrete quil Sera envoyé le Plus tot possible une Circulaire au neuf paroisses du canton Extra muros de nogent le rotrou, avec ordre de Se rendre En cette maison Commune le onze du present mois, dix heures du matin, pour Y Effectuer le vœu de la loY : arrete de Plus que Son agent national Sera tenú de Faire Parvenir laditte circulaire a leurs destinations respectives Et d’emPloyer de Suitte tous les moyens que Son Zele Et Son Patriotisme lui Suggerera pour la pleine Et entiere Execution du present arreté. dont acte

[…]»[3]


[1] Ce sont des ouvriers conducteurs de four à chaux.

[2] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, 152 verso.

[3] A. M. Nogent – le – Rotrou 1 D 2, 152 verso et 153 recto.