Le 3 prairial de l’an II ( 23 mai 1794 ) naissait à Nogent-le-Rotrou le jeune Pierre Lepelletier Hée, fils de Pierre Denis Hée Secrétaire du Comité de Surveillance de la ville. La déclaration de naissance ne fut faite que le lendemain en fin d’après-midi. Le jeune Lepelletier, selon l’orthographe de l’acte de naissance, malheureusement disparaîtra le 6 nivôse de l’an VII (26 décembre 1798), à l’âge de 4 ans et neuf mois.

Retranscription de l’acte de naissance conservé aux archives municipales de Nogent-le-Rotrou, registre 1E1 :

«[En marge gauche en haut de la page :

Pierre

Lepelletier

hée]

AuJourdhuis quatrieme Prairial Lan deuX de la RePublique une & indivisible a cinq heures du Soir Par devant moi Pierre Lequette denommé et qualifié co.e de lautre Part S est Presenté en La Maison Commune de noGent lerotrou deP.t d’eure et loire [sic] Pierre Denis hée Secretaire du Comité de Surveillance dem.t en cette Commune aSsisté du CitoYen Pierre LabaSsé BoulanGer aGé de cinquante huit ans et Perinne SouriSseau agée de trente Cinq ans ePouse du citoYen Gilles Petibon m.d [marchand] tous dem.ts en la Commune de ceton deP.t de l’orne ; lequel a declaré à moi Pierre lequette que Gillette chartrain Son ePouse en leGitime Mariage est accouchée leJourd hier a NeuF heures du Soir en Son Domicile rüe Dorée[1] d’un enFant mâle qu’il m’a Presenté et auquel il a donné le Prenom de Pierre lePelletier, d’après cette Declaration que le citoyen Pierre LaBaSsé et la Citoyenne Epouse de Gilles Petibon ont certifié conForme à La Verité et la RePresentation qu’il m a èté Faitte l’enFant denommé Je redigé [sic] le Present acte que Pierre denis Hée Pere de l’enFant et les temoins Susnommés ont Signés avec moi :

Fait à La Maison Commune les Jour et an que deSsus.

Le mot à aProuvé et GroSsi   Femme bochardiere

                                                 X Petibon

labaSSé 

                    heéenarnain[lecture peu assurée]    P.re Lequette »

1 naissance

2 naissance

 

Retranscription de l’acte de décès conservé aux archives municipales de Nogent-le-Rotrou, registre 1E405 (remarquons que l’enfant était doté d’un troisième prénom, Gilles, qui n’apparaissait pas dans l’acte de naissance ci-dessus ; d’autre part le père de l’enfant n’étant plus secrétaire du comité de surveillance, cette institution ayant été supprimée dès l’an III, est devenu huissier) :

«[En marge gauche de l’acte:

Pierre

Lepelletier

Gilles

Hée.]

 auJourd’huY siX nivose an SePt de la République Française une et indivible diX heures du matin Par deVant moY maxime Viallet oFFicier Public de la commune de NoGent le Rotrou Sont comparus Pierre denis hée huissier aGé de trente siX ans démeurant à noGent rüe dorée et Marc antoine Richard Verdier aGé de Vingt huit ans demeurant à noGent rüe Gloriette[2] lesquels m’ont déclarés que Pierre le Pelletier Gilles hée aGé de Quatre ans neuF mois FilS de Pierre dénis hée et Gilette chatrain Est décédé de ce matin deuX heures dans le domicile de ses père et mere à noGent rüe dorée d’après cette déclaration Je me suis Sur le champs transPorté au lieu de ce domicile Je me suis assuré du décés de Pierre le Pelletier Gilles et j’en ai dressé le Present acte que les deuX témoins ont Signés aVec moY.

Fait en la maison commune à noGent le Rotrou les Jour mois et an que dessus ./.

                                    Heé       Verdier

                                           Viallet »

1 décès

2 décès

 

Bien entendu ce prénom fait référence au député montagnard Louis Michel Lepeletier, ci-devant marquis de Saint Fargeau, premier « martyr de la liberté », assassiné d’un coup de poignard le 20 janvier 1793 pour avoir voté la mort de Louis Capet par un ancien garde du roi, le sieur Pâris. Il est aussi connu pour être le rédacteur d’un plan d’éducation remarquable présenté par Robespierre à la Convention le 13 juillet 1793 (jour de l’assassinat de Marat) et voté un mois plus tard le 13 août. Mais ce plan n’eut pas le temps d’être mis en application.



[1] Actuelle rue Villette -Gâté en plein centre-ville.

[2] Actuelle rue Sully.

Bien entendu ce prénom fait référence au député montagnard Louis Michel Lepeletier, ci-devant marquis de Saint Fargeau, premier « martyr de la liberté », assassiné d’un coup de poignard le 20 janvier 1793 pour avoir voté la mort de Louis Capet par un ancien garde du roi, le sieur Pâris. Il est aussi connu pour être le rédacteur d’un plan d’éducation remarquable présenté par Robespierre à la Convention le 13 juillet 1793 (jour de l’assassinat de Marat) et voté un mois plus tard le 13 août. Mais ce plan n’eut pas le temps d’être mis en application.