Le 30 novembre 1790 à Mamers : fonds pour les ateliers de charité et demande de Bois de la forêt de Perseigne à « Monsieur ».
Le mardi 30 novembre 1790, la municipalité de Mamers, à la demande de son procureur de la commune, en voyait une requête au sieur Hardouin, membre du département, et autorisait son procureur, afin de faire aboutir plus rapidement la requête, à envoyer un expert auprès du département plaider la cause de Mamers le jeudi suivant (2 décembre 1790), jour où devait être répartis les fonds destinés à financer les travaux de charité.
En suite elle réitérait la même demande que l’année précédente, auprès de Monsieur (frère du roi), pour fournir du bois de chauffage provenant de la forêt de Perseigne pour aider les pauvres de la ville, demande que le comte de Provence, futur Louis VXIII, avait honorée en 1789 (voir la séance du 22 janvier 1790 ici).
«[En marge vers le haut du feuillet 126 verso:
177
deliberation Pour Presenter
Reqte audePartement Pour
avoir Part aune distribution
dedeniers Pour Les travauXde
Charité et Présenter Reqt à
Monsieur Pour Les Bois desPauvres]
aujourd’hui trente novembre mil SePt Cent quatre vingt dix
en LaSsemblée du Conseil Général dela Commune Le Procureur de la Commune a Requis Remontré quayant aPris que jeudy Prochain il Sera Proceddé au dePartement, ala distribution des travauX deCharité quil est urgent defaire Parvenir a MM dudePartement une Réqueste tendante aSuPPLier Ses M M d accorder alaville de Mamers une Portion dans Les fonds destinés ala distribution des travauX Proportionnelle Soit au nombre des Pauvres Soit ala quantité des imPost directs que Laville Paye
Surquoy Lamatiere mise endeliberatioŋ il aeté arresté quil Seroit Présenté Requeste a M M. dudéPartement, exPositive des Secours dont Laville aBesoin, que M hardouin menbre [sic] dudePartement Sera Prié daPPuyer Laditte Requeste et que Pour faire Parvenir Laditte Requeste Plus Promptement Le Procureur delacommune est authorisé d’envoyer un exPert Lequel Sera Payé amême lesdeniers Provenant deladitte distributioŋ ou delaville
àencore le Procureur deLa Commune Remontré que L’an dernier M M Les officiers MuniciPauX Presenterent Reqte a Monsieur Pour Le Prier deSecourir Les Pauvres de la ville deMamers et Leur accorder du Bois de Chauffage Pour PaSser Leurhyver enPartie ; que Monsieur fit droit ala Reqte et Chargea Les adjudicataires de Ses Bois dela forest dePerseigne de Cent vingt Cinq Cordes deBois[1] tant Pour Les Pauvres que Pour LeCorPs degarde ; enconsequence quil Croit quil est neceSsaire dePresenter une nouvelle Requeste Pour Les mêmes faits
Surquoy La Matiere mise endeliberatioŋ aeté arresté quil Seroit Présenté Requeste a Monsieur Pour Le SuPPlier de venir auSecours des Pauvres deMamers et daccorder Laquantité deBois deChauffage quil eut Labonté daccorder L’an dernieret que M. Balavoine deveauX notable Sera Prié de faire Parvenir Laditte Reqeste aM. Guichard Surintendant de Monsieur et LaPPuyer detous Les moyensqueSon zelle Pour Le Bien Publiclui [lettre(s) rayée(s) non déchiffrée(s)] Suggerera
fait et arresté alhotel deville Les jour et an que deSsus en aSsistance denotre Greffier Nibelle Bremont Mortier
Malé Le fevre Le comte Balavoine Devaux
Lamotte Chereau DeLaNos Abot
G Marieux Lucederocquemont jacquesRocher
fleury
J. Guitrel Granger Cɧesnais Cent Vingt SePt.e
Chartier
p.r dela Com.e PetithommeFils
Greffier Municipal »[2]