Les 4 saisons d'AngéliqueUn tweet de Côme Simien[1] a attiré l’attention du « Père Gérard » (qu’il en soit remercié) sur un petit ouvrage (160 p.) paru en octobre 2020 et que ses radars n’avaient pas détecté :

Fulgence DELLEAUX. Les quatre saisons d'Angélique. Correspondance d’une paysanne durant la Révolution française. Paris : Fayard, 2020.

Je ne peux vous en dire plus ne l’ayant pas encore lu ni même ne me l’étant procuré, ce que je ne saurais tarder de faire. Je vous fourni ci-dessous la présentation qu’en fait l’éditeur :

« A partir de son intense correspondance, en bonne partie inédite, tenue entre juin 1789 et juin 1790, le but de ce livre est de reconstituer avec précision le quotidien, à la fin du XVIIIe siècle, pendant un an, et ce qu'il implique du point de vue du ressenti, d'une fermière prénommée Angélique, qui s'est retrouvée seule à la tête de son exploitation et de sa famille, en l'absence de son mari devenu député à Versailles, puis à Paris. Ressortent de cette correspondance dense et intime entre une femme et son époux la fatigue du travail agricole, l'agacement, l'inquiétude concernant l'avenir des enfants, la déception, mais aussi la joie des moments partagés avec les voisins et la famille, et l'espoir suscité par cette nouvelle ère politique qui s'ouvre avec la Révolution.
Ce livre permet d'appréhender dans leur intégralité, pour la première fois, les quatre saisons (presque) ordinaires d'une paysanne au XVIIIe siècle, de reconstituer en définitive « l'image de la vie même ». 


[1] Maître de conférences à L’université de Paris 1 Sorbonne, Lumières, Révolution française, lendemains de Révolution.