Le 1er février était déclaré la naissance d’un petit Aubin Garnier dont le père était absent cat il était volontaire de la Patrie[1].

Le registre est conservé aux archives municipales de Nogent-le-Rotrou (côte 1 E 1), mais pour cause de confinement je le transcris en ligne depuis les archives départementales d’Eure-et-Loir (côte 3 E 280/033).

«[En marge-gauche en haut du feuille seize verso :

Volontaire de l'an II

De

Aubin Garnier]

AuJourd’hui trente Premier Fevrier mil Sept Cent Quatre vingt treiZe l’an deuxieme de la rePublique Francaise a trois heures de relevé Par devant moi Pierre laQuette denommé et Qualifié commè [sic] de L’autre Part S,est. Presenté en la Salle de la maison Commune de noGent lerotrou dePartement d’eure et loir marianne de larüe Journaliere demeurant au lieu de chaPchaP[2] ParoiSse notre dame de cette commune aSsistè d’aubin le Sieur le Sieur laboureur aGé de vinGt SePt ans et de Francoise tarenne Journaliére aGé [sic] de CinQuante un ans tous deux domiciliés en cette commune laquelle a declaré a moi Pierre LaQuette Que Jeanne Bouc [lecture peu assurée ou Bono] ePouse en leGitime mariaGe avec rené Garnier absent estant au Service de la rePubliQue en Qualité de volontaire est accouchée hier a onZe heures du Soir en son domicile a Pado camPaGne notre Dame de cette commune d’un enfant mâle auQuel elle a donné le Prenom aubin D’après cette declaration Que le citoÿen aubin Le Sieur et la citoÿenne Fracoise tarenne ont CertiFié conForme a la verité et la rePresentation qui m’aété Faite de l’enFant denommé J’ai redigé le Present acte Que J’ai SiGné marianne delarüe aubin Le Sieur et Françoise tarenne ayant declaré ne le Scavoir Fait en la maison Commune de nogent lerotrou Les Jour mois et an ci-dessus aPProuvé un mot raÿé Nul  LeY.[ lecture très peu assurée et abréviation si s’en est une non déchiffrée ]       P.re LeQuette »

93-02-01 Aubin Garnier



[1] Signalons que la famille Garnier semblait particulièrement patriote. En effet le 20 prairial an II (8 juin 1794) jour de la fête de l’être suprême était déclarée, sur la montagne érigée en cette occasion, la naissance d’un garçon dénommé Décadi La Montagne Garnier, par son père Jean Louis Hilaire Garnier, corroyer à Nogent. Sa mère, épouse en légitime mariage dudit père, se nommait Marthe Gabrielle Henriette Bouc (ou Bono) ce qui m’amène à penser qu’il s’agissait d’un membre de la même famille (sœur sans doute) de la Jeanne épouse de René Garnier dont il est question dans cet acte.

[2] Sans doute faut-il lire Ghapechâtre lieu-dit situé au hameau de Pados. Soit le scripteur ne connaissait pas ledit lieu, soit il a mal compris ou ledit lieu-dit se nommait réellement Chapchap et l’appellation a été déformée au moment de la confection du cadastre en 1811.