0 Mariage républicain

Le lundi quatre février 1793 se déroulaient trois mariages successifs. Ceux de :

  • Jean Julien Nion et Marie Renée Andronique Aubin ;
  • Louis Jean François Cabaret et de Anne Meunier ;
  • Denis Coudray et de Marie Guihery deux domestiques[1], curieusement parmi les témoins de ces derniers figurait en premier le maire de Nogent-le-Rotrou.
  • Charles Louis Haye, garçon laboureur et sa tante, de 16 ans son aînée, veuve de son oncle paternel, Anne Mauger fermière tous deux domiciliés à Nogent.
  • Jean Jusseaume et Anne Françoise Jahan.


[1] Ici il faut comprendre des « ouvriers » agricoles employés à l’année.

Etc 1 noir

  • ·A neuf heures du matin était prononcé le mariage entre Jean Julien Nion et Marie Renée Andronique[1] Aubin, tous deux liés au monde du tissage si ce n’est à celui du travail des étamines (la fabrication de toile d’étamines étant la principale activité de Nogent). Le premier était garçon teinturier sans doute employé chez son père, Julien Denis Nion qualifié de marchand teinturier, sa future épouse était, quant à elle, fileuse mais sa mère, Marie Lallier (ou l’Allier) était marchande sans plus de précision ; son père étant au début de l’acte noté comme « feu » (décédé) mais il y a plus qu’un doute (voir la note 2 ci-dessous).

« [En marge au bas du feuillet 5 verso :

Jean

julien

nion

etde

marie

marguerith

chauvin

renée

andronique

aubin.]

Aujourd’hui quatrieme jour de fevrier mil SePt cens quatre vingt treize  l’an deuxieme dela rePublique française a neufheures du matin par devant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre Part  Sont comParus en la maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir Pour Contracter mariage d’une Part, jean julien denis nion garcon tinturier demeurant

Sixieme

ϵn cette commune fils majeur de julien denis nion marchand tinturier et demarie margueritte chauvin Ses Père et mere domiciliés en cette municiPalité d’autre Part marie rené# [rajout à la fin de l’acte : # andronique]  aubin fileuse demeurant encette commune ParoiSse de Saint hilaire fille majeure de feu marin aubin[2] et de marie Lallier marchande Demeurant encette municiPalité lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés defrancois chauvin fabriquant[3] agé de cinquante deux ans, dejacque Beulé marchand agé de trente un ans et de marie lallier marchande agé d’environ Soixante ans tous domiciliés en cette municiPalité et Parens et amis des Partïes moi Pierre Lequette aPres voir [sic]fait lecture enPresence des Partïes et des temoins Susdits 1.° del’acte de naiSsance de jean julien denis nion en datte du quatorze fevrier mil SePt Cens Soixante neuf Portant qu’il est né en cette municiPalité ParoiSse Saint Laurent du Legitime mariage entre julien denis nion et marie margueritte chauvin. 2.° del’acte de naiSsance de marie René andronique aubin qui Constate qu’elle est née en cette commune ParoiSse Saint hilaire du Legitime mariage de feumarin aubin j.ier[4] et de marie lallier 3.° del’acte dePublication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsé par moi pierre Lequette levingt SePt du mois dejanvier dernier et affiché ledit jour à laPorte de cette maison Commune après auSsi que jean julien nion, et marie Renée andronique aubin ont eudeclaré a haute voix SePrendre mutuellement Pour ePoux, j,ai redigé lePresent acte que jean julien nion, jacque Beulé ont Signé avec moi marie rené andronique aubin, francois chauvin marin Pilatre et marie L’allier ayant declaré nele Scavoir fait en la maison commune denogent lerotrou Les jour mois et an cideSsus # andronique aPProuvé deux mots rayés nuls.                                  jacque belet           jean   julien

                                                                                        nion

                                            Pre Lequette»[5]

93-02-04 1 Jean Julien Nion et Marie Renée Andronique Aubin 1

93-02-04 1 Jean Julien Nion et Marie Renée Andronique Aubin 2

93-02-04 1 Jean Julien Nion et Marie Renée Andronique Aubin 3



[1] Prénom rare qui peut être féminin ou masculin.

Andronique était un chrétien du Iᵉʳ siècle, mentionné par l’apôtre Paul dans son Épître aux Romains

[2] Il semblerait que ledit « feu » Marin Aubin fut toujours en vie puisque qu’à la fin de l’acte il déclarait à Pierre Lequette ne pas savoir signer. Mais il était alors dénommé Marin Pilatre, sans doute un surnom (la pratique était alors plus courante que de nos jours) que nous avons assez souvent rencontré dans les archives nogentaises.

[3] Il s’agissait en fait d’un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers.

[4] Abréviation non comprise : peut-être s’agissait de la profession ici « journalier ».

[5] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  •  A dix heures du matin avait lieu le mariage de Louis Jean François Cabaret et de Anne Meunier. Cette dernière, tout au long de l’acte, était prénommée Françoise, la rectification n’intervenant qu’en 1808 suite à un prononcé du tribunal de première instance de Nogent. Le marié était étaminier et la mariée couturière, parmi les quatre témoins trois relevaient de l’activité étaminière : deux étaminiers (dont le père du marié) et un fabriquant[1].

« [En marge au bas du feuillet 6 verso :

L.

j. fcois

Cabaret

& de

[Au-dessus du prénom rayé

anne ]

francoiSe

meunier]

Aujourd’hui quatrieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize  L’an deuxieme dela rePublique française a dix heures du matin par devant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme del’autre Part  Sont ComParus enla maison Commune Denogent lerotrou dePartement d’eure et loir Pour Louis jean francois Cabaret ϵtaminier demeurant en cette commune

Septieme

fils majeur de jean Cabaret etaminier auSsi domicilié en cette municiPalité et de feu jeanne vaSseur d’autre Part # [rajout en marge : # anne] francoise meunier Couturiere fille majeure de # [rajout en marge : #Servais] Cervais meunier journalier et de Louise BroSsard demeurant encette municiPalité lesquels futurs Conjoints etoient accomPagnés de jean Cabaret etaminier agé de Soixanteans et francois beaugas fabriquant agé detrenteSixans jaque Cervais meunier jardinier agé detrente Six ans et de charle cormier etaminier agé de vingt trois ans tous domiciliés encette municipalité et tous quatre Parens des Partïes moi pierre lequette aPrès avoir fait lecture 1.° del’acte de naiSsance deLouis jean francois Cabaret portant qu’il est né le dix neuf mai mille SePt Cens Soixante neuf encettemuniciPalité ParoiSse notre dame du Legitime mariage dejean Cabaret et de feu jeanne vaSseur 2.° del’acte de naiSsance defrancoise[repère au-dessus : , avec le rajout en marge : anne] meunier qui Constate qu`elle estnéeen cette Cmûne[2]ParoiSseSaint hilaire Le quatre decembre mil SePtcens Soixante deux [repère au-dessus du début de la date rayée : , avec le rajout en marge : dix Septembre mil Sept Cent Soixante un] 3.°del’acte de Publicationde mariage entre les futurs conjoints dreSsé Par moi Pierre lequette le vingt SePt du mois dejanvier dernier et affiché le dit jour ala Porte de cette maison Commune. aPrès auSsi que Louis jean francois cabaret et francoise[repère au-dessus :4°, avec le rajout en marge : 4° anne] meunier ont declaré a haute voix SePrendre mutuellement Pour ePoux, j,ai Prononcé au nom dela loi que Louis jean francois cabaret et francoise[repère au-dessus , avec le rajout en marge : 5° anne] meunier Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que Louis jean francois Cabaret, jean cabaret, francois baugas et charle cormier ont Signé avec moi francoise[repère au-dessus , avec le rajout en marge : 6° anne] meunier et jacque Cervais meunier ayant declaré ne le Scavoir fait en la maison commune  denogent lerotrou les jour mois et an cideSsus aPProuvé un mot rayé nul.                L cabaret                 P.re

[Prénom taché: charle ] cormier   francois Beaugas    Lequette

                   cabaret [signature très maladroite]

 

[Rajout en marge :

Les Sept rectifications

faites au present acte

  • ont été ordonnées

Par jugement du

tribunal de premier Jnstance

decet arrond.t

duvingt Six mars

mil ɧuit centhu [lire sans doute 1808, la fin de la datation étant tachée]

ϵnregistré le 29

du même mois

     Le maire de nogent

Lerotrou.

Fauveau ]»[3]

93-02-04 2 Louis Jean François Cabaret et Anne Meunier 1

93-02-04 2 Louis Jean François Cabaret et Anne Meunier 2

93-02-04 2 Louis Jean François Cabaret et Anne Meunier 3



[1] Il s’agissait en fait d’un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers.

[2] Abréviation pour « commune ».

[3] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • Enfin à onze heures du matin était prononcé le mariage entre Denis Coudray et de Marie Guihery deux domestiques[1]. Les témoins étaient : un autre domestique, Jean Gouhier ; un laboureur de Condeau (Orne)[2] ; et, fait pour le moins inhabituel, le maire de Nogent, Pierre Jean Hilaire Vasseur, et un fabriquant[3] de la ville, Francois Marchand ce dernier étant sans doute un oncle maternel du marié.

« [Bas du feuillet sept verso :

denis

coudraý

et de

marie

guiɧerỷ]

Aujourd’hui quatrieme jour de fevrier mil SePt cens quatre vingt treize l’an deuxieme dela rePublique francaise a onze heures du matin Pardevant moi Pierre lequette denômé et qualifié comme de L’autrePart Sont ComParus en la maison commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir Pour Contracter mariage d’une Part denis coudraÿ domestique demeurant encette commune fils majeur defeu denis Coudraÿlaboureur et de marie

huitieme

Marchand demeurant en la Commune de condeau dePartement del’orne d’autre Part marie guiherÿ domestique demeurant en cette municipalité fille majeur[sic] des feus noel Guiherÿ et de marie dugué dela Communauté deSouancé ence dePartement, lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens Pierre jean hilaire vaSseur maire decette commune agé dequarente SePt ans Jean Gouhier domestique agé detrente deux ans demeurant en cette commune jaque dévé laboureur agé devingt un ans demeurant en la Commune de condeau dePartement del’orne et francois marchand fabriquant agé detrentecinq ans domicilié en cette commune tous Parents et amis des Partïes moi Pierre lequette aPrès avoir fait lecture enPresence des Partïes et des temoins Susdits 1° De L’acte de naiSsance dedenis coudraÿ en datte du onze octobre mil SePt cens Soixante huite [sic] Portant qu’il est né en la communauté de Saint pierrelabriere dePartement deL’orne du Legitime# [rajout en fin de l’acte : #mariage] dedenis coudraÿ defeu et de jeanne marchand 2.°[mots rayés non déchiffrés[4]] de l’acte de naiSsance de marie guiherÿ en datte du dix huit avril mil SePt cens Soixante et un qui constate qu’elle est née du Legitime mariage de noel Guiherÿjournalier et de marie dugué Ses père et mere enla Communauté deSouancé ence dePartement d’eure et loir 3.° del’acte de publication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsé Parmoi Pierre lequette levingt SePt janvier dernier et affiché ledit jour ala Porte decette maison Commune aPrès auSsi que denis coudraÿ et marie guiherÿ ont eu declaré a haute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai Prononcé au nom de la loi que denis coudraÿ et marie Guiherÿ Sont unis en mariage et j,ai redigé le Present acte que Pierre jean hilaire vaSseur jaquedévé et jean Gouhier ont Signé avec moi denis Coudraÿ, marie Guiherÿ et francois marchand ayant declaré neleScavoir fait en la maison Commune denogent lerotrou les jour mois et an ci-dessus. #mariage aPProuvé quatre mots rayés nuls.                                                     VaSseur        jacques dévé

jeangouhier                                   maire

                                                                                    P.re Lequette »[5]

93-02-04 3 Denis Coudray Marie Guihery vue 1

93-02-04 3 Denis Coudray Marie Guihery vue 2

93-02-04 3 Denis Coudray Marie Guihery vue 3



[1] Ici il faut comprendre des « ouvriers » agricoles employés à l’année.

[2] Peut-être l’employeur des deux futurs conjoints.

[3] Un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers.

[4]

93-02-04détail 1

 

 

 

[5] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

 


 

Le mardi 5 février 1793 étaient également prononcés trois mariages :

 

  • A dix heures celui de Marin Jean Avelin et de Françoise Fournier ;
  • A cinq heures de l’après-midi celui de Joseph Pierre Louis Rouvray et de Louise Françoise Adélaïde Jumeau.
  • Puis à six du soir se mariaient Marc Heppe et Françoise Mallet.  

Etc 1

  • A dix heures du matin était prononcé le mariage entre Marin Jean Aveline te Françoise Fournier le premier était tisserand à Nogent et la seconde domestique demeurant également à Nogent. Les témoins appartenaient tous au monde agricole du laboureur nogentais, René Mauté (peut-être l’employeur de l’épousée) au Bordager[1] de Condé-sur-Huisne, Jean Fournier, et enfin aux deux journaliers parents de l’époux, Marin Aveline son père vivant à Nogent[2] et Pierre René Aveline[3], sans doute son oncle, habitant la commune de « La Brière » dans l’Orne (certainement Saint-Pierre-la-Bruyère).

« [Bas du feuillet huit verso :

m. j.

aveline

& de

francoiSe

fournier]

Aujourd’hui Cinquieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique francaise a dix heures du

neuvieme

matin Pardevant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre part SontcomParus en la maison Commune de nogent le rotrou dePartement d’eure et loir d’une Part marin jean aveline tiSserant demeurant en cette communauté fils majeur demarin aveline journalier et de marie herlin domicilié en la communauté de coudreceau en ce dePartement d’autre Part francoise fournier domestique demeurant en cette municipalité fille majeure des feus francois fournier et de louise thoreau Dela municiPalité de berd’huis dePartement del’orne lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens rené mauté laboureur agé de Cinquante quatre ans, marin aveline journalier agé Cinquante Cinq ans tous deux domiciliés en cette municiPalité, Pierre renéaveline journalier agé Cinquante Cinq ans demeurant en la Communauté de [nom de la commune non déchiffré[4]] dePartement del’orne et jean fournier Bordager agé de quarente Six ans demeurant en celle decondé memedePartement tous Parens et amis des Partïes moi Pierre lequette aPrès avoir fait lecture enPresence des Partïes et des temoins Susdits 1° de L’acte de naiSsance de marin jean aveline ϵndatte du [tâche] vingt huit mars mil SePt Cens Soixante quatre Portant qu’ilest né enla Commune de coudreceau ence dePartement du Legitime mariage de marin aveline et de marie herlin 2.° del’acte de naiSsance de francoise fournier qui Constate quelle est née en la commune de Berd’huis dePartement deL’orne le dix janvier mil Sept Cens Cinquante SePt du Legitime mariage de francois fournier et de Louise thoreau Bordager 3.° del’acte depublication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsé Par moi Pierre lequette le vingt SePt janvier dernier et affiché le dit jour ala Porte de cette maison Commune aPrès auSsi que marin jean aveline et francoise fournier ont eu declaré ahaute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai Prononcé au nom dela loi que marin jean aveline et francoise fournier Sont unis en mariage et j,ai redigé le Present acte que rené mauté a Signé avec moi marin jean aveline, francoise fournier, marin aveline Pierre rené aveline jean fournier ayant declaré neLeScavoir fait en la maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci-dessus. aPProuvé le mot la Briere bon

                                    René mauté                       P.re Lequette »[5]

93-02-05 1 Marin Jean Avelin Françoise Fournier vue 1

 

93-02-05 1 Marin Jean Avelin Françoise Fournier vue 2

 

93-02-05 1 Marin Jean Avelin Françoise Fournier vue 3

 



[1] C’est un à dire un paysan moyen disposant d’une petite exploitation (bordage ou borde) mais ne disposant pas d’un train de labour.

[2] Il n’est pas absolument certain que le témoin Marin Aveline fût le père du marié, ce dernier étant déclaré demeurant à Coudreceau puis en tant que témoins il était dit habitant de Nogent. Soit la confusion était due à une erreur de l’officier d’état-civil, Pierre Lequette, soit le prénom Marin était tellement courant dans la famille Aveline que plusieurs parents proches portaient le même (remarquons que le marié se prénommait Marin Jean). Cependant je penche plutôt pour la première des deux alternatives, Pierre Lequette faisant pas mal d’erreurs.

[3] Marin et Pierre René aveline étaient certainement jumeaux ayant le même âge : 55 ans ; ou alors ils étaient cousins.

[4]

93-02-05 1 détail 1

 

 

La fin de l’acte nous donne La Brière, il s’agit sans doute de la commune de Saint-Pierre-la-Bruyère proche de Nogent.

[5] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • A cinq heures de l’après-midi (ou du soir comme il est dit dans l’acte) avait lieu le mariage entre Joseph Pierre Louis Rouvrai (ou Rouvray) tailleur d’habits à Nogent et Louise Françoise adélaïde Jumeau coutière demeurant également à Nogent. Le premier était le fils d’un perruquier de la ville (le fils ainé travaillant sans doute dans l’affaire du père[1]), quant à l’épousée, elle était fille d’un cordonnier décédé par contre elle maîtrisait parfaitement ma plume (voir sa signature sur le document joint). Les témoins étaient des marchands de la ville ainsi qu’un « sacriste » (lire sacristain) probablement frère de la future.

«dixieme

 [En marge en haut du feuillet :

J. P. L.

rouvrai

& de

L. f.a.ide

jumeau]

Aujourd’hui Cinquieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize l’an deuxieme dela rePublique francaise a Cinq heures du Soir Par devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre part Sont ComParus en la maison Communedenogent lerotrou dePartement d’eure et loir d’une Part jean Pierre josePh [rajout au-dessus : josePh Pierre Louis] Rouvraÿ Peruquiertailleur d’habits fils majeur de jean Louis rouvraÿ Peruquier de Cette municiPalité absent et de feu marie Louise Savignÿ decedé en cette commune et d’autre Part marie Louise francoiseadelaide jumeau couturiere demeurant en cette commune fille majeure de feuetienne jumeau cordonnier  et deLouise pellerin domiciliée en cette municiPalité Lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens Louis francois jumeau Sacriste agé de Soixante ans, michelgermon marchand agé de Cinquante Sixans Louis moreau marchand aubergiste agé de Cinquante SePtans et de charle rouvraÿperuquier agé de trente un ans tous domiciliés en cette municiPalité et Parens et amis des Partïes moi pierre lequette aPrès avoir fait Lecture enPresence des Partïes et des temoins Susdits 1° de L’acte de naiSsance de josePh pierre Louis Rouvrai en datte du quatorze [en marge : mars] mil SePt cens Soixante quatre portant qu’il est né encette municiPlaité ParoiSse Saint hilaire du Legitime mariage de jean Rouvraÿ et de marie Louise  Savignÿ 2.° deL’acte de naiSsance de Louise francoise adelaide jumeau qui Constate quelle est née en cette commune ParoiSse notre Dame  Levingt huit mai mil Sept Cens Soixante neuf du Legitime mariage d’etienne jumeau et de Louise Pellerin 3.° del’acte de publication de mariage entreles futurs Conjoints dreSsé par moi Pierre Lequette Levingt SePt janvier dernier et affiché Le dit jour alaporte decette maison Commune aPrès auSsi quejosePh Pierre Louis rouvrai et Louise francoise jumeau ont eu declaré a haute voix SePrendre mutuellement pour

onzieme

ePoux j,ai prononcé au nom DeLa Loi que josePh pierrelouis# [rajout à la fin de l’acte : # rouvrai] et Louise francoise adelaide jumeau Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que Les Partïes et les temoins ont Signé avec moi  # rouvrai

fait en la maison Communedenogent Lerotrou Les jour mois et an cidessus. 

    Louise Françoise adelaïde jumeau       charle rouvrai

     moreau                     jumeau                 michelgermont

              josePh     Pierre     louis

               rouvrai                             P.re Lequette »[2]

93-02-05 2 Joseph Pierre Louis Rouvray et de Louise Françoise Adélaïde Jumeau vue 1

93-02-05 2 Joseph Pierre Louis Rouvray et de Louise Françoise Adélaïde Jumeau vue 2

93-02-05 2 Joseph Pierre Louis Rouvray et de Louise Françoise Adélaïde Jumeau vue 3



[1] Signalons que la mère du marié était décédée et que le père était « absent » sans que l’on n’en connaisse la raison exacte.

[2] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

 

Séparation 2

  • Puis à six du soir se mariaient Marc Heppe et Françoise Mallet. Le marié, veuf de 32 ans était marchand à Nogent, la mariée également marchande en cette ville et orpheline était quant à elle âgée de 31 ans. Ils appartenaient de la bourgeoisie aisée, ce dont témoignait les 4 témoins : deux ecclésiastiques (un du côté du marié un vicaire épiscopal, son frère sans doute, et un du côté de la mariée le curé des Etilleux, son frère également), le président du tribunal du district, Joseph Dugué le jeune, et un marchand, de Nogent.

 [En marge en bas du feuillet 11 verso :

Marc

ɧeppe

& de

francoiSe

mallet]

Aujourd’hui Cinquieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à Sixheures du Soir Par devant moi pierre lequette deno᷈mé et qualifié comme de l’autre part Sont comParus en la maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir Pour Contracter mariage, d’une Part le citoÿen marque heppe marchand domicilié en cette municiPalité veuve[sic] dela Citoÿenne angelique Bredin fils majeur defeu marque heppe et dela citoÿenne marie anne feron dela Communauté de dorceau dePartement del’orne ; d’autre Part LaCitoÿenne francoise Mallet marchande domicilié en cette municiPalité fille majeure des feus les Citoÿens jean rené francois Mallet et dela Citoÿenne francoise geslain vivans marchands en cette commune Lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens charle heppe vicaire generalϵPiscoPal agé detrente unans domicilié en la Commune dechartres, josePh dugué Lejeune president du tribunal de ce district agé de trente neuf ans domicilié en cette commune, jean mallet Prestre Curé dela Commune des etilleux ence dePartement agé de trente quatre ans, rené dehais marchand agé de trente huit ans domicilié en

douzieme

Cette municipalité tous Parens des Partïes moi pierre Lequette aPrès avoir fait Lecture en presence des Partïes et des temoins Susdits 1° del’acte denaiSsance de marque heppe portant qu’il est né enla Communauté de tourouvre dePartement de L’orne le dix SePt avril milSePt cens Soixante ϵt un du Legitime mariage de marque heppe et de marie anne feron 2.° del’acte de naiSsance de francoise mallet en datte du vingt SePt fevrier mil SePt Cens Soixante qui Constate qu’elle est née en cette municiPalité ParoiSse Saint hilaire Laurent du Legitime mariage de jean rené francois mallet et de francoise Geslain. 3.° de l’acte de publication de mariage dreSsée par moi Pierre lequette Levingt SePt janvier dernier et affiché Le dit jour à la porte de cette maison Commune aPrès auSsi que le Citoÿenne[sic]marque heppe ϵt la Citoÿenne francoise Mallet ont eu Prononcé a haute voix Se Prendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom deLa loi que le Citoÿen marque heppe et la Citoÿenne francoise Mallet Sont unis en mariage et j,ai Redigé le Present acte que Les Partïes et les temoins ont Signé avec moi fait en la maison Commune de nogent Le rotrou Les jour mois et an ci-dessus  aPprouvé deux mots Raÿés Nuls.

                                Francoise Mallet           Marc hePPes

                                                      hePPes vic. ePal

                                 Dugué                                         Réné deshaye   

                                                 mallet                     P.re Lequette »[1]

93-02-05 3 Marc Heppe Françoise Mallet vue 1

93-02-05 3 Marc Heppe Françoise Mallet vue 2

93-02-05 3 Marc Heppe Françoise Mallet vue 3



[1] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.


 

Le lundi onze février 1793 pas moins de 6 mariages étaient prononcés.

 

  • D’abord à une heure du matin celui de Joseph Couanon et de Marie Louis Jeanne Leblanc.
  • Puis à huit heures du matin entre Simon François Levaleur et de Marie Marchand, blanchisseuse à Nogent
  • Ensuite à neuf heures entre Charles Louis Haye et sa tante, veuve de son oncle paternel, Anne Mauger fermière.
  • A 10 heures était prononcé le mariage en Jean Jusseaume, charon à Margon, et Anne Françoise Jahan domestique à Nogent.
  • A 11 heures du matin se mariaient Jacques Brière, terrassier à Nogent, et Marie Piegard veuve, de 12 ans son aînée, fileuse de Nogent.
  • A 6 heures du soir la série des mariages se clôturait par celui de Nicolas Jean Nion, tireur d’étin[1], et Denise Poussin tous deux vivant à Nogent.


[1] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

 

Etc 2 noir

  • Le 11 février 1793 à une heure du matin était prononcé le mariage entre Joseph Couanon commis-marchand à Nogent et Marie Louis Jeanne Leblanc, fille mineure d’un marchand bijoutier de la ville. L’heure pour le moins inhabituelle, en pleine nuit, était sans doute voulue comme une marque de distinction[1] ; les actes de naissance des futurs révèlant en effet que les parents des mariés y étaient qualifiés de « Sieur » et surtout de « Demoiselle »[2]. Le marié, orphelin, était né à Durtal dans le Maine-et-Loire, on peut penser qu’il était employé comme « commis-marchand » dans la bijouterie du père de la mariée. Deux des témoins avaient d’ailleurs fait le chemin depuis Durtal, certainement un oncle paternel (surnommé Gehard) et un oncle maternel (ou un cousin du côté de la mère compte-tenu de son âge) tous deux marchands, le dernier étant « marchand-sellier ». Les témoins du côté de la mariée étaient son propre père et René Mallet « vivant de son revenu ».

93-02-11 1 Mariage de nuit

 [En marge en bas du feuillet 12 verso :

Jose

Couanon

& marie

L. J. leblanc]

Aujourd’hui onzieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à un[sic]heure du matin Pardevant moi pierre lequette

treizieme

Denommé et qualifié comme de l’autre part Sont ComParus en lamaison Commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part Le Citoÿen josePɧgervais couanon Commis marchand demeurant en cette municiPalité fils majeur des feus Le Citoÿen gervais couanon et de la Citoÿenne perine telou vivans marchand demeurant en la Communauté dedurtal district de chateauneuf dePartement de maine et loir [sic] d’autre Part La Citoÿenne marie Louise jeanne leBlanc demeurant en cette commune fille mineure du Citoÿen jean BaPtiste leBlanc et dela Citoÿenne urbaine doriSse marchand Bijoutier en cette municiPalité Consentans audit mariage Lesquels futurs Conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens jean BaPtiste leBlanc marchand Bijoutier agé de Cinquante huit ans, René mallet vivant de son revenu agé de Cinquante quatre ans tous deux domiciliés en cette municiPalité, geard[sic[3]] Couanon marchand agé de quanrente ans et de rené telou marchand Selier# [rajout à la fin de l’acte : # agé de trente ans] ces deux derniers domiciliés en la Commune de durtal departement de maine et loir [resic]tous Parens et amis des Partïes moi pierre Lequette aPrès avoir fait lecture en presencedes Partïes et des temoins Susdits 1° de L’acte denaiSsance de josePhgervais Couanon portant qu’il est né en la Commune dedurtal district dechateauneuf dePartement de maine et loir [sic] Le dix SePt mars mil SePt cens Soixante Six du Legitime mariage de Sieur gervais couanon et de Demoiselle  perine telou 2.° Lacte de naiSsance de marie Louise# [rajout en marge : # jeanne] le Blanc en datte du vingt huit juin mil SePt Cens Soixante treize qui constate qu’elle est née en cette commune du Legitime mariage de S.r jean BaPtiste le Blanc et de d.elle marie Louise urbaine doriSse. 3.° del’acte de publication de mariage entre les futurs conjoints dreSsè par moi Pierre lequette Letrois fevrier Present mois et affiché ledit jour àlaporte decette maison Commune,  aPrès auSsi que josePh gervais Couanon et marie Louise jeanne leBlanc ont eu declaré ahaute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom de la Loi que le CitoÿenjosePh

quatorzieme

Gervais Couanon et la Citoÿenne marie Louise jeanne leBlanc Sont unis en mariage et j,ai redigé le Present acte que Les Partïes et les temoins ont Signé avec moi excePté jean BaPtiste leBlanc qui a declaré ne le Sçavoir fait en la maison commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci-dessus. # agé de trente ans ; aPProuvé SePt mots raÿés nuls et un renvoye Bon.                                   m.  l. j. Le blanc

    Couanon Gehard            Renetelou             Réné Mallet                           

                                                                         P.re Lequette »[4]

93-02-11 1 Joseph Couanon Marie Louise Jeanne Leblanc vue 1

93-02-11 1 Joseph Couanon Marie Louise Jeanne Leblanc vue 2

93-02-11 1 Joseph Couanon Marie Louise Jeanne Leblanc vue 3

93-02-11 1 Joseph Couanon Marie Louise Jeanne Leblanc vue 4



[1] Nous avons rencontré un autre mariage « tardif » ou « matinal » le 28 janvier 1793, celui de Pierre Jean Hilaire Vasseur veuf avec une veuve la citoyenne Françoise Lefebvre qui avait également été prononcé à une heure du matin. Ce dernier mariage concernait des proches du maire de la ville en 1793, dans ce cas le choix de l’heure pouvait également procéder d’une volonté de « distinction » (voir ici). Mais pour le mariage entre Joseph Couanon et Marie Louise Jeanne Leblanc, outre cette volonté de « distinction », a pu jouer aussi le fait que la matinée de Pierre Lequette semblait particulièrement chargée avec pas moins de 5 mariages à célébrer et un dernier en fin d’après-midi. Ledit Pierre Lequette faisant également fonction de procureur de la commune, c’est-à-dire un élu chargé de rappeler les lois lors des délibérations municipales ce qui supposait qu’il en prît une connaissance précise.

[2] Le titre de Sieur attribué au père et le fait que la mère fut qualifiée de « Demoiselle » marquaient nettement une appartement sociale « élevée » sinon noble. Bien entendu en 1793 ce type de marque de distinction était aboli on peut en conclure que Pierre Lequette reprenait les termes de l’acte de naissance.

Les mêmes remarques valent pour les parents de la mariée.

[3] La signature est « Gehard ».

[4] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

 

  • 93-02-11 2 JardinierA huit heures du matin était prononcé le mariage entre Simon François Levaleur, menuisier demeurant à Montlandon mais natif de Bellou-le-Trichard dans l’Orne, et de Marie Marchand, blanchisseuse à Nogent, son père étant jardinier au lieu de Trémont à Courtretôt[1]. Les témoins étaient un jardinier à Nogent (sans doute un frère de la mariée), un boulanger et un marchand également de Nogent ainsi qu’un serrurier habitant de Montlandon. Aucun, sauf le serrurier, Jacques Alexandre Pelletier de Montlandon, ne savaient signer.

93-02-11 2 Courtretot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

93-02-11 2 Courtretot

[En marge en bas du feuillet 14 verso :

S.

 f. Le

valeur

& de

 marie

marcɧand]

Aujourd’huionzieme jour de fevrier milSePt Cens quatre vingt treize l’an deuxieme dela rePublique française à huitheures du matin Par devant moi pierre lequette denomméet qualifié comme de l’autre part Sont comParus en la maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part Simon francois Levaleur menuisier demeurant en la Commune de monlandon [le premier « n » en rajout au-dessus]fils majeur de Simon rené Levaleur et de jeanne Gui marechal domicilié enla communaure de Belou letrichard departement del’orne d’autre part marie Marchand BlanchiSseuse demeurant en cette municiPalité ParoiSse Saint hilaire fille majeure de jean marchand et de jeanne faucher jardinier demeurant au lieu de tremont communauté de courtretot ence dePartement Lesquels futurs Conjoints etoient accomPagnés de jean marchand jardinier agé de vingt Cinq ans pierre girard marchand Boulanger agé detrente huit ans, rené Colas fils marchand agé devingt deux ans tous trois demeurant en cette commune et jaque alexandre Pelletier Serurrier agé devingt cinq ans domicilié en la commune de monlandon tous Parens et amis des Partïes.

moi pierre Lequette aPrès avoir fait lecture ϵnpresencedes Partïes et des temoins Susdits 1° de L’acte denaiSsance deSimon francois Levaleur portant qu’il est né en la Commune de Bellou le trichard dePartement del’orne Le vingt quatre juillet mil SePt Cens Soixante neuf du Legitime mariage de Simon rené Levaleur marechal et dejeanne Guÿ 2.° Lacte de naiSsance de marië marchand en datte du dix huit octobre milSePt Cens Soixante neufqui Constate qu’elle est née en Cette municiPalité ParoiSse Saint hilaire

quinzieme

du Legitime mariage de jean marchand et de jeanne faucher 3.° de Lacte de publication demariage entre les futurs Conjoints dreSsè parl’officier Public dela Commune de molandon le trois duPresent mois 4.° de lacte de publication de mariage dreSsé Par moi Pierrelequette Letrois du Present mois de fevrier et affiché le dit jour à la porte decette maison commune  aPrès auSsi queSimon francois Levaleur et marie marchand ont eu declaré a haute voix SePrendre mutuellement en mariagepour ePoux j,ai prononcé au nom de la Loi que Simon francois levaleur et marie marchand Sont unis en mariage et j,ai redigé LePresent acte que jaque alexandre Pelletier a Signé avec moi les Partïes et Les autres temoins Susdits ayant declaré ne le Sçavoir fait enla maison Commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.  aPProuvé deux mots raÿés nuls

                                 Pelletier                                        P.re Lequette »[2]

93-02-11 2 Simon François Levaleur Marie Marchand vue 1

 

93-02-11 2 Simon François Levaleur Marie Marchand vue 2

 



[1] A l’époque Courtretôt était une commune indépendante comme Saint-Serge et Trizay ; trois communes réunies depuis 1835.

[2] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • Ensuite à neuf heures du matin avait lieu le mariage entre Charles Louis Haye, garçon laboureur à Nogent et sa tante de 16 ans son aînée, veuve de son oncle paternel, Anne Mauger fermière également domicilié à Nogent. L’amour devait jouer son rôle sans aucun doute mais on peut aussi penser que ce mariage était également d’intérêt bien compris. Les témoins appartenaient au monde des laboureurs (soit des paysans aisés) un parent de Trizay pour le marié et un autre de l’épousée (peut-être frère ainé ou un oncle), mais aussi deux parents du marié par sa mère : un jeune voiturier, Louis Rocheron, et un autre Louis Rocheron âgé de soixante ans vivant à Nogent, nous ne connaissons pas son activité s’il en avait encore une. A noter que deux des témoins vivaient au lieu-dit Duchesne à Nogent[1].

93-02-11 3 Trizay

[En marge en haut du feuillet 15 verso :

C. L.

Laɧaÿe

& de

anne

mauger]

Aujourd’huionzieme jour de fevrier milSePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme de la rePublique française à neuf heures du matin Par devant moi pierre lequette denommé etqualifié comme de L’autre part Sont comParus en la maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part charleLouis haÿe garçon Laboureur demeurant encette commune fils majeur de françois haÿe Laboureur etde feu marie rocheron domicilié en la commune de trizai ence dePartement, d’autre part anne mauger fermiere domiciliée en cette commune ParoiSse deSaint hilaire veuve de feu Louis haÿe fille majeure des feus françois mauger Laboureur et de jeanne pardou de cette communauté Ledit charle Louis haÿe neveu deLa future acause de feu Louis haÿe lesquels futurs Conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens Paul mauger Laboureur agé de Cinquante SePt ans demeurant au lieu duchesne en cette commune, louis rocheron fils voiturier agé devingt Six huit ans auSsi demeurant au lieu duchesne en cette commune, Louis rocheron Père agé deSoixante ans auSsi domicilié en cette municiPalité et jean haye laboureur agé devingt cinq ans demeurant en la commune de trizai ence dePartement tous Parens des

                                                                     [rajout au-dessous : Partïës ]

 

Seizieme

moi pierre Lequette aPrès avoir fait lectureen presence des Partïës et des temoins Susdits 1° de L’acte denaiSsance de charle Louis haÿe portant qu’il est né en la commune de Saint hilaire Sur erre dePartement del’orne Le onze mai mil SePt Cens Soixante cinq du Legitime mariage de françois haÿe et de marie rocheron 2.° deLacte de naiSsance d’anne mauger qui Constate qu’elle est née encette commune ParoiSse Saint hilaire Levingt quatre janvier mil SePt cens quarente huit du en datte du dix huit octobre milSePt Cens Soixante neuf en Cette municiPalité ParoiSse Saint hilaire du Legitime mariage de francois mauger Laboureur et de  jeanne Pardou 3.° de lacte de publication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsè Par moi Pierre Lequette Letrois duPresent mois et afficheé ledit jour àla porte de cette maison commune  aPrés auSsi quecharle Louis haÿe et anne mauger ont eu declaré a haute voix Se Prendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom de la loi que charle Louis haÿe et anne mauger Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que Paul mauger et Louis rocheron fils ont Signé avec moi Les Parties et les deux autres temoins ayant declaré nele Scavoir fait en la maison Commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.

                                Paul mauger               louis rcheron

                                                              P.re Lequette »[2]

93-02-11 3 Charles Louis Haye Anne Mauger vue 1

93-02-11 3 Charles Louis Haye Anne Mauger vue 2

 


[1] Nous ne connaissons pas ce lieu-dit, peut-être s’agit-il du « Chêne brulé » en direction de Saint-Hilaire-sur-Erre et Le Theil ou de «la chenelière» vers Mâles.

[2] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • A dix du matin était célébré le quatrième mariage de ce jour, celui entre Jean Jusseaume et Anne Françoise Jahan. Le marié, âgé de 41 ans, était charon à Margon et déjà deux fois veuf ; la mariée quant à elle, âgée de 32 ans, était domestique à Nogent et fille de domestiques demeurant à Trizai[1]. Sur quatre témoins trois étaient parents du marié son oncle, dégraisseur, sans doute son frère cadet, lui aussi charron mais à Nogent et enfin un homme plus jeune, âgé de 29 ans, foulon à Nogent. Alors que l’oncle et le foulon signaient l’acte les deux charrons déclaraient ne le savoir.

93-02-11 4 Margon

[En marge partie haute du feuillet 17 verso :

Jean

jusSeaume

& de

Anne francoise

jahan]

Aujourd’huionzieme jourde fevrier milSePt cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à dixheures du matin par devant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre part Sont comParus en la maison Commune de nogent Lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part jean juSseaume charon domicilié en la Commune demargon en ce dePartement veuve [sic] de LouiseSurcin et dejeanne Proust fils majeur des feux jean juSseaume et demarie germond vivans demeurans en la Commune de margon d’autre part anne# [rajout en marge : # françoise]jahan domestique demeurant

dixSeptieme

en cette municiPalité fille majeure des feus françois jahan et de jeanne Besnard domestiques demeurans enla Commune de Trizai en ce dePartement lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens jean francois renoust laboureur agé devingt quatre ans Louis juSseaume Charon agé de de trente huit ans, jean francois charon père degreSseur[4] agé de Cinquante deux ans et julien charon fils foulon agé de vingt neuf ans tous domicilié en cette municiPalité de nogent Lerotrou et Parens et amis des Partïës moi pierre lequette aPrès avoir fait Lectureen presence des Partïës et des temoins Susdits 1° de L’acte de naiSsance de jean juSseaume  portant qu’il est né en la Commune de margon ence dePartement Le deux fevrier mil SePt Cens cinquante deux du legitime mariage de jean juSseaume tonnelier et de marie Germond 2.° delacte de naiSsance d’anne francoise jahanen datte du quinzejanvier mil SePt Cens Soixante un qui Constate qu’elle est née encette commune du Legitime mariage de francois jahan et de jeanne Besnard 3.° delacte de publication de mariage entre les futurs conjoints dreSsè Par moi Pierre Lequette Letrois duPresent mois et afficheé ledit. jour ala porte de cette maison Commune  aPrés auSsi que jean juSseaume et anne françoise jahan ont eu declaré a haute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom de la Loi que jean juSseaume et anne francoise jahan Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que jean francois renoust, jean francois charon pere et juliencharon fils ont Signés avec moi Les Partiës etL’autre temoins ayant declaré

dixhuitieme

nele Scavoir fait en la maison Commune de nogent lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.

    Jeanfrancois charon pere  

   jullien Charon fils             Jean françois Regnoust          

                                                     P.re Lequette »[5]

93-02-11 4 Jean Jusseaume Anne Françoise Jahan vue 1

 

93-02-11 4 Jean Jusseaume Anne Françoise Jahan vue 2

 

93-02-11 4 Jean Jusseaume Anne Françoise Jahan vue 3

 

93-02-11 4 Jean Jusseaume Anne Françoise Jahan vue 4

 



[1] Ici il convient, sans doute, d’interpréter la « profession » de domestique comme celle d’ouvriers agricoles employés à l’année et non de serviteurs dans une maison aisée. Bien sûr rien ne le confirme positivement mais le fait que la mariée fut la fille d’un couple de domestiques vivant au petit village de Trizai me fait pencher pour cette alternative.

[4] Soit dégraisseur de laine, étape préparatoire à la fabrication textile. Le père devait travailler pour la « manufacture » des étamines de Nogent.

[5] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • Dans la foulée, à onze du matin avait lieu le cinquième mariage de cette journée matrimoniale entre Jacques Brière terrassier à Nogent et Marie Piegard veuve, de 12 ans son aînée, fileuse en cette ville. Les témoins étaient liés au travail des étamines, du côté du marié un homonyme (cousin ?) tireur d’étin[1] et sa femme, du côté de la future son père, étaminier, et sa nouvelle épouse (belle-mère de la mariée). Nous remarquons que seul l’étaminier savait signer.

93-02-11 5 rue Paul Deschanel

[En marge partie haute du feuillet 18 recto :

Jacque

Briere

& de

Françoise

morice

marie

Piégard]

Aujourd’huionzieme jour de fevrier milSePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française a onzeheures du matin par devant moi Pierre Lequette denommé et qualifié comme de L’autre part Sont comParus en la maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part jacque Briere teraSsier demeurant en cette commune fils majeur des feus marin Briere et de marie tarenne fileuse demeurans e des Prés[2] en cette commune et # [rajout à la fin de l’acte : #d’autrePart] marie Piegars fileuse veuve de francois cohon fille majeurede Pierre Piegars et francoise maurice Ses Père et mere  defunte vivant demeurant en cette commune Lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés de Pierre Piegars etaminier agé de Cinquante quatre ans marie francoise heulan femme de Pierre Piegars agé de quarente SePt ans jacque Briere tireur d’etin agé de trente ans et mariejeanne Bouju femme dejacque Briere agé de Six ans tous domiciliés en cette municiPalité et Parens des Partïës moi pierre lequette aPrès avoir fait Lectureen presence des Partïës et des temoins Susdits 1° de L’acte de naiSsance de jacque Briere portant qu’il est né en cette Commune le neuffevrier mil SePt Cens Soixante onze du legitime mariage de marin Briere et de marie tarenne 2.° delacte de naiSsance de marie Piegars ϵn datte duvingt un fevrier mil SePt Cens Cinquante neufqui Constate qu’elle est née encette comm-

dixneuvieme

une du Legitime mariage de Pierre Piegars et de francoise maurice dreSsé au Pr 3.° deLacte de publication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsè Par moi pierre Lequette letrois du Present mois et affiché Ledit jour a laporte de cette maison Commune aPrés auSsi que jacque Briere et marie Piegars ont eu declaré à haute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom de la loi que jacque Briere et marie Piegars Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que pierre Piegars a Signés avec moi Les Partiës et Les autres temoins ayant declaré ne le Scavoir fait en la maison Commune de nogent Lerotrou Les jourmois et an ci deSsus aPProuvé deux mots rayés nuls et Bouju Surchargé Bon  #d’autrePart

pierre piegard                                        P.re Lequette »[3]

93-02-11 5 Jacques Brière Marie Piégard vue1

93-02-11 5 Jacques Brière Marie Piégard vue2



[1] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

[2] Actuelle rue Paul Deschanel.

[3] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

Séparation 2

  • Enfin à six heures du soir était célébré le mariage entre Nicolas Jean Nion, tireur d’étin[1], et Denise Poussin tous deux vivant à Nogent. Le marié était né à Bonnétable, dans la Sarthe, d’une famille également liée au travail des étamines[2] ; son père, Nicolas, étant lui-même tireur d’étin. La mariée l’était également puisque sa mère, Anne Gouin, était fileuse comme sa fille. Trois des quatre témoins travaillaient dans les étamines soit comme tireur d’étin, étaminier ou fabriquant[3] ce dernier, Jean Jallon l’aîné, étant de plus officier municipal de Nogent. Il semblerait que nous soyons en présence de familles très « patriote ».

[En marge en haut du feuillet 19 verso :

nicolas

Jean

nion

et de

anne

auger

denise

PouSsin]

Aujourd’huionzieme jour de fevrier mil SePt Cens quatre vingt treize l’an deuxiemede la rePublique française a Sixheures duSoir pardevant moi Pierrelequette denommé etqualifié comme del’autre part Sont ComParus en la maison commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir pour Contracter mariage d’une Part# [rajout en large : #nicolas]jean nion tireur d’etin demeurant encette commune fils majeur de nicolas nion tireur d’etin domicilié en la Commune de Bonnetable dePartement dela Sarthe et defeu anne augerSes Père et mere D’autre Part denise PouSsin fileuse demeurant en cette municiPalité ParoiSseSaint hilaire fille majeure de feu rené PouSin et d’anne Gouin fileuse domicilié en cette communauté Lesquels futurs Conjoints etoient accomPagnés des Citoÿens Louis Pasteur marchand agé detrente huit ans, francois PouSsin etaminier agé de trente un ans, Louis Garnier[4] tireur d’etein agé de quarente ans, jean jallon L’ainé officier municiPal et fabriquant tous domiciliés en cette municiPalité tous Parens et amis des Partïës

Vingtieme

moi pierre Lequette aPrés avoir fait Lectureen presence des Partïës et des temoins Susdits 1° de l’acte de naiSsance de nicolas jean nion portant qu’il est né en la Commune de Bonnetable dePartement delaSarthe Le vingt juillet mil SePt cens Soixante deux du legitime mariage de nicolas nion tireur d’etin et d’anne hauger 2.° delacte de naiSsance de denise PouSsin en datte du dix SePt avril mil SePt Cens Soixante SePt qui Constate qu’elle est née en Cette municiPalité du Legitime mariage de rené PouSsin et d’anne Gouin 3.° de Lacte de publication de mariage entre Les futurs conjoints dreSsé par moi pierre Lequette Le trois duPresent mois et affiché Le dit jour ala Portede cette maison commune aPrés auSsi que nicolas jean nion et denise PouSsin ont eu declaré à haute voix Se Prendre mutuellement pour ϵPoux[ce dernier mot en surcharge] j,ai prononcé au nom dela loi que nicolas jean nion et denise PouSsin Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que Louis pasteur, Louis Garnier jean jallon ont Signés avec moi Les Partiës et L’autre temoins Susdits ayant declaré ne le Sçavoir fait en la maison commune de nogent le rotrou Les jour mois et an ci deSsus

                                              louis Pasteur    louis garnie       j jallon Lainé

approuvé Le mot  ePoux Surchargé Bon 

                                                                    P.re Lequette »[5]

93-02-11 6 Nicolas Jean Nion Denise Poussin vue 1

93-02-11 6 Nicolas Jean Nion Denise Poussin vue 2



[1] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou

[2] Bonnetable était également occupée au travail des étamines mais plus lié à la « manufacture » du Mans. D’ailleurs les manufactures de Nogent et du Mans étaient étroitement liées.

[3] Cette appellation désignait un commerçant en étamine faisant travailler plusieurs étaminiers. Commerce à faible échelle le terme les distinguant des négociants qui eux faisaient du commerce d’étamines à très grande échelle.

[4] Fait-il partie de la même famille que Jean Louis Hilaire Garnier, corroyer à Nogent père d’un petit Décadi La Montagne dont la naissance était déclarée le 20 prairial an II (8 juin 1794) jour de la fête de l’être suprême sur la montagne érigée en cette occasion ? Un René Garnier était absent lors de la naissance de son fils, Aubin né le 1° février 1793, car il était parti comme volontaire « de la Patrie ».

La famille Garnier semblait particulièrement « patriote » tout comme la famille Nion. Lors du désarmement des membres du comité de surveillance de Nogent-le-Rotrou nous trouvons un « Nyon Godet » parmi ces derniers (voir la séance du 9 avril 1795 : ici), s’agissait-il de la même famille ? Par contre dans la liste des presque 70 personnes à désarmer et surveiller établi le 16 avril 1795, ce nom n’apparaissait pas (voir la séance du 16 avril 1795 ).

[5] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

 


 

Le lundi 25 février 1793, à six heures du soir, était célébré le mariage entre François Crinier[1] et Jeanne Rosais. Le premier était marchand à Nogent et âgé d’un peu moins de 30 ans, la seconde, âgée de 47 ans, habitait Ceton était sans profession signalée. Les milieux sociaux devaient cependant être aisés car les deux mères des futurs mariés (âgée de 70 et 69 ans) vivaient toutes deux de leur revenu. Les autres témoins étaient, d’une part un marchand de Nogent, François Latour, et d’autre part Louis François Crinier, sans doute le frère aîné du marié, également marchand mais à Ceton.

[En marge en haut du feuillet 20 verso :

francois

crinier

et de

jeanne

roSais]

Aujourd’huivingt Cinquiemejour defevrier mil SePt cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française a Sixheures du Soir pardevant moi Pierre Lequette denommé et qualifié comme del’autre part Sont ComParus en la maison commune denogent Lerotrou dePartement d’eure et Loir pour Contracter mariage d’une Part françois Crinier marchand demeurant en cette commune fils majeur de feu jacque Crinier et de jacquine Bourgerie demeurant en cette commune, d’autre Part jeanne rosais fille majeure de feu Pierre rosais et de renée millet demeurant enla commune de ceton dePartement del’orne Lesquels futurs conjoints etoient accomPagnés de Louis francois marin Crinier marchand agé detrente trois ans, de renée millet vivante de Son revenue agé de Soixante dix ans tous deux demeurans enlaCommun- de Ceton

vingt-unieme

dePartement de l’orne, de jacquine Bourgerie vivante de Son revenu agé de Soixante neuf ans et de francois Latour marchand agé de vingt trois ans ces deux dernier demeurans en cette commune tous Parens et amis des Partïës. moi pierre Lequette aPrés avoir fait Lectureen presence des Partïës et des temoins Susdits 1° del’acte de naiSsance defrançois Crinier portant qu’il est né en la commune de masle dePartment del’orne le Seize octobre mil SePt Cens Soixante trois du legitime mariage de jacque Crinier et de jacquine Bourgerie 2.° delacte de naiSsance de jeanne Rosais [le nom en surcharge] qui Constate qu’elle est née en la commune de Ceton dePartement de lorne Le huit de mars mil SePt cens quarente Six du Legitime mariage de Pierre rosais et de renée millet 3.° de L’extrait del’acte dePublication de mariage entre les futurs Conjoints dreSsé Par LeCitoÿen c faneau Curé notable et officier Public dela Commune de ceton. 4.°de l’acte depublication demariage entre Les futurs conjoints dreSsé par moi pierre Lequette le dimanche dix SePt duPresent mois de fevrier et affiché Le dit jour ala Portede cette maison commune aPrés auSsi que françois Crinier et jeanne rosais ont eu declaré a haute voix SePrendre mutuellement pour ePoux j,ai prononcé au nom dela loi que françois Crinier et jeanne rosais Sont unis en mariage et j,ai redigé lePresent acte que Les Partïës et les temoins Susdits ont Signés avec moi excePté jacquine Bourgerie qui a declaré ne le Sçavoir

fait en la maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci deSsus approuvé le mot  Rosais Surchargé bon.   jeanne rosais

            rene millet         Louis Crinier           Latour

            francois Crinier                                                 P.re Lequette »[2]

93-02-25 1 François Crinier Jeanne Rosais vue 1

93-02-25 1 François Crinier Jeanne Rosais vue 2



[1] Il convient sans doute de lire Crinière.

[2] Ville de Nogent-le-Rotrou, Mariages 1793-an III. AD 28, E 280/033 en ligne.

 

Etc 2