cimetierre 6

 

19 décembre 1792 : paragraphe introductif.

«Premiere

Registre double contenants cinquante feuillets destinés a l’enregistrement des actes de décês dela commune denogent leRotrou Pour l’année mil Sept cent quatre vingt treize[1] cotté et Paraphè Par Premier et dernier feuillet Par nous denis francois denis david President del’administration du district du dit nogent ce dix neuf décembre l`an Premier de la Republique un mot Rayé approuvé bon /. David »[2]

0 intro



[1] Il doit y avoir une erreur de la part du président du district d’alors, le citoyen David, il convient sans aucun doute de lire 1792 et non 1793.

[2] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.



 

Le mardi premier janvier 1793, l’officier d’état civil enregistrait deux décès :

  • A neuf heures du matin celui de Michel Couppé ex-frère des écoles chrétienne à l’âge de 69 ans.
  • Puis dans l’après-midi celui d’une petite fille abandonnée de 6 ou 8 jours.

Etc 1 noir

  • ·A neuf heures du matin comparaissaient en la maison commune de Nogent François Rocton, boulanger, et Réné Devoir, fabriquant[1], tous deux domiciliés à Nogent, ils venaient déclarer le décès de leur voisin âgé de 69 ans, Michel Couppé ex-frère des écoles chrétiennes. Le trépas avait eu lieu la veille à 10 heures du soir, au domicile de la veuve Lapapotière[2] rue des Poupardieres.

93-01-01 1 Lapapotière

«[en marge au milieu du feuillet premier :

m.le couppé

69 ans.]

Aujourd’huÿ Premier janvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à neufheures Du matin Pardevant moi Pierre Lequette membre du conseil general dela commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir elu le huit decembre dernier Pour recevoir les actes destinés a Constater la naiSSances, les mariages et le decés des Citoÿens Sont ComParus enla maison commune francois Rocton m.d Boulanger agé de Cinquante Cinq ans domicilié en cette municiPalité rüe et ParoiSse notre dame René devoir fabriquant agé de trenteunans domicilié dans la ditte municiPalité rüe des PouPardieres ParoiSse Saint Laurent

tous deux voisins de michel couPPé né enla paroiSSe de mouchiS LéPreux[3] dioceSse d’arras en mil SePt Cens quatre vingt quatre le 20 juin Suivant L’extrais deBaPteme Signé dePoix qui m’a été rePresenté Lesquels francois rocton et rené devoir m’ont declaré que Ledit michelcouPPé ancien frere des ecôles chretiennes est mort hier a dix heures du Soir en la maison dela citoÿenne veuve laPaPotiere rüe des pouPardieres ParoiSse de notre dame de cette communed’aPré [fin du mot « commune » surchargé et le « s » de « d’après » non lisible sur le document en ligne] cette declaration je me Suis transPorté Surle chamP aulieu dece domicile je me Suis aSSurédu decés du dit michel couPPé et j,en ai dreSsé lePresent acte que francois rocton et rené devoirs ont Signé avec moi fait enla maison commune de nogent lerotrou Les jour mois et an ci-deSsus. aPProuvé un mot raÿé nul.

      francois rocton               René Devoir     P.re Lequette.»[4]

93-01-01 1 Michel Couppé vue 1

93-01-01 1 Michel Couppé vue 2

  • Puis[5] deux ouvriers du textile venaient déclarer le décès à l’âge de six jours (probablement 8 jours) d’une petite fille abandonnée chez un de leur voisin, jardinier demeurant rue gloriette[6] à proximité de l’hôtel-Dieu, chez qui elle avait été placée en nourrice.

93-01-01 2 Rue Sully

«[En marge partie basse du feuillet 1 verso

f.oisecharlotte

     B.

6 jours.]

ϵt du dit jour devant nous Pierre Lequette deno᷈m[7] et qualifié Comme cy deSsus Se Sont Presentés en la maison Commune de nogent le rotrou dePartement d’eure et loir Louis Denis richardeau tireur d’etin[8] domicilié rüe gloriette ParoiSse notre Dame agé de trente quatre ans et jean Lievre Serger[9] agé de trente ans demeurant meme rüe et ParoiSse tous deux voisins de francoise charlotte né levingt quatre decembre dernier de Pere et mere inconus[10] Lesquels m’ont declaré que la ditte francoise charlotte est morte ce jourd’huÿ a une heure de [rajout en dessous : rele]

 

                                                seconde

ϵn la maison a jean dui jardinier rüe gloriette ParoiSse notre dame ou elle etoit a nourice d’après cette declaration jeme SuistransPorté Sur LechamPau lieu dece domicile jeme Suis aSSuré du decé dela ditte francoise charlotte et j,enai dreSsé le Present acte que Louis denis richardeau et jean Lievre ont Signé avec moi fait en la maison Commune de nogent lerotrou Les jour mois et an cideSsus 

                                                 louis denis richardeau      jean lievre

                                                         P.re Lequette.»[11]

93-01-01 2 Françoise Charlotte vue 1

 

93-01-01 2 Françoise Charlotte vue 2

 



[1] Il s’agissait d’un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers.

[2] Evidemment ce patronyme évoque aux Nogentais la maison de La Papotière que je mets en illustration. Mais l’adresse donnée par l’acte est rue de la Poupardière et no rue Bourg-le-Comte, mais il est possible qu’il y avait un accès par la rue des Poupardières toute proche.

[3] S’agit-il de Mouchin ?

[4] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

[5] L’heure de la déclaration n’est pas précisée mais elle se situait forcément après 13 heures, heure du décès du bébé.

[6] Actuelle partie basse (jusqu’à l’embranchement avec la rue du château) de la rue Sully.

[7] Lire « dénomé » l’abréviation étant due au manque de place en fin de ligne.

[8] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

[9] Tisserand en serge et non en étaminier comme l’immense majorité des travailleurs du textile à Nogent.

[10] Donc abandonnée et comme telle prise en charge par l’ancien Hôtel-Dieu sis également rue gloriette.

[11] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 


 

Le jeudi 3 janvier 1793, était enregistré le décès d’un nourrisson de seulement 4 jours, la petit Françoise Madelaine Vaillant. Les déclarants étaient d’une part son père, Vincent Vaillent un journalier habitant rue de la Chaussée[1] des Ruysseaux,  et d’autre part  un ami, et sans doute voisin, marchand bourrelier, Charles Garnier.

93-01-03 1 rue Giroust

[En marge milieu feuillet 2 recto

f.oise

madelaine

Vaillant

4 jours.]

ϵt du trois janvier mil SePt Cens quatre vingttreize L’an deuxieme dela rePublique francaise Pardevant moi Pierre Lequette denômé et qualifié comme de l’autre Part Se Sont presentés en la maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir Vincent vaillant journalier né en laCommauté de margon agé de trente sePt ans demeurant en cette Communauté ParoiSse Saint hilaire et Charle [prénom surchargé] Garnier marchand Bourlier[2] agé de trente cinq ans auSsi domicilié en cette Commune même ParoiSse Le Premier Père de francoise madelaine vaillant agé de quatre jour et le  Second ami lesquels vincent vaillant et Charle [prénom surchargé] Garnier m’ont declarés que francoise madelaine fille en Legitime mariage avecfrancoise renard né en la Communauté de verriere dePartement de L’orne agé dequarente trois ans Son ePouse, est morte ce jourd’huÿ a onze heure dumatin ϵn la maison de Ses Père et mere rüe la chauSsé[3] d’après cette declaration jeme Suis SurLe chamP tranPorté au lieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés dela ditte francoise madelaine fille vaillant et j,en ai dreSsé le present acte que Charle Garnier a signé avec moi vincent vaillant ayant declaré nele Scavoir aPProuvé Lemot charle Surchargé bon fait en la maison Commune denogent le rotrou Les jour mois et an ci-dessus                                  charle garnier

                                       P.re Lequette.»[4]

93-01-03 1 Françoise Madelaine Vaillant vue 1

93-01-03 1 Françoise Madelaine Vaillant vue 2


[1] Actuelle rue Giroust.

[2] Il s’agit évidemment d’un bourrelier.

[3] Actuelle rue Giroust.

[4] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le samedi 5 janvier 1793, le grand-père maternel et un ami, Louis Jardin, tous deux marchands à Nogent, venait déclarer le décès de Luce Louis Germaine Carré la veille au soir. La petite n’avait que 24 jours et était décédée chez sa nourrice, au lieu-dit l’Aubépine, elle était la fille de Jean Carré et de Germaine Gory vivant paroisse Saint-Hilaire[1].

93-01-05 1 Notre Dame de l'Aubépine

[En marge milieu feuillet 2 verso

Luce louise

Germaine

Carré 24 jrs.]

Aujourd’huÿ Cinqjanvier mil SePt cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique francaise Par devant moi Pierre lequette denômé et qualifié comme de L’autre Part Se Sont presentés en la maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir RodolPhe Gorÿ agé de Cinquante SePt ans &Louis jardin agé de quarentetroisans tous deux marchand demeurans en cette Communauté Le Premier Grand Pere maternel et le Second ami de Luce Louise germaine Carré agé de vingt quatre jours fille de jean Carré et de Germaine Gorÿ demeurant en cette communauté ParoiSse Saint hilaire lesquels rodolPhe Gorÿ et Louis jardin m’ont declaré que la ditte Luce Louise germaine Carré est morte hier a Six heures du Soir au lieu de LaubePine[2] chez la veuve hubert Sa nourice

Troisieme

CamPagne notre dame de cette municiPalité d’aPrès cette declaration Je me Suis Sur le chamP transPorté aulieu dece domicile jeme Suis aSsuré du decés de la ditte luce Louise Germaine Carré et j,en ai dreSsé lepresent acte que RodolPhe Gorÿ et Louis jardin ont Signé avec moi fait enla maison Commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci deSsus

            Jardin                r. goui                         P.re Lequette.»[3]

93-01-05 1Luce Louise Germaine Carré vue 1

 

93-01-05 1Luce Louise Germaine Carré vue 2

 



[1] Nous ne disposons pas de plus amples informations sur les parents (âges ou « professions ») qui, peut-être, n’étaient pas mariés car ce n’est pas explicitement dit dans l’acte ce qui l’est dans le cas de mariage légitime.

[2] Situé au Sud-Est de la ville en direction du hameau de Pados.

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 



Le dimanche 6 janvier 1793, deux décès étaient enregistrés ceux de deux petits enfants âgés respectivement de 11 et 18 mois :

-      Joséphine Lesieur âgée de 11 mois ;

-      René Philibert Gaudin (ou Gaudain), âgé de 18 mois.

Etc 1 noir

  • En premier lieu, à huit heure le matin Aubin Lesieur, cultivateur[1] au lieu de la Plante, et le citoyen Rodin, ami et négociant[2], venaient déclarer le décès de Joséphine Lesieur âgée de 11 mois ; Le décès avait eu lieu le matin même, à quatre heures, au domicile des parents.

93-01-06 1 La Plante

93-01-06 1 Vallée de la Rhône

[En marge milieu feuillet 3 recto

josephine

Lesieur

11 mois.]

aujourd’hui Six janvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique francaisea huit heures du matin Par devant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre Part Se Sont presentés enla maison Commune denogentlerotrou dePartement d’eure et loir aubin le Sieur agé d`environ vingtSePt ans cultivateur demeurant au lieu dela Plante[3] camPagne notre dame de cette municiPalité et le Citoÿen em[4] rodin negociant agé de Soixante ans domicilié en cette commune ParoiSse Saint hilaire le Premier Père de josePhine Le Sieur agé de onze mois     et le Second ami Lesquels aubin le Sieur et em rodin m’ont declaré que la ditte josePhine LeSieur fille en  Legitime mariage avec Marie Bouillie né en la Communauté de coudreceau dePartement d’eure et loir Son ePouse, est morte cejourd’hui quatre heures du matin a   u domicile de Ses pere et mere au lieu dela Plante d’aPrès cette declaration je me Suis transPorté Sur LechamP aulieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés de la ditte josePh[déchirure du document] Le Sieur et j,en ai dreSsé le present acte que em rodin a signé avec moi aubin le Sieur né en la communauté de marolle[5] ence dePartement ayant Declaré ne le Sçavoir fait enla maison commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci-deSsus.    // Rodin           P.re Lequette.»[6]

93-01-06 1 Joséphine Lesieur vue 1

93-01-06 1 Joséphine Lesieur vue 2

Séparation 2

  • Puis à trois heures de l’après-midi la mère du petit René Philibert Gaudain (ou Gaudin), Marie Jeanne Brière, accompagnée d’un oncle paternel de l’enfant, Michel Charon, venait déclarer le décès de l’enfant survenu en son domicile, rue des Prés[7], à deux heures du matin. L’enfant était âgé de dix mois ; le père, un journalier qui portait quasiment les mêmes prénoms que son fils, était absent car il était volontaire dans le premier bataillon d’Eure-et-Loir ce qui signifiait que son engagement avait été précoce.

93-01-06 2 rue des Près

[En marge partie haute feuillet 3 verso

René

Philibert

Gaudin

18 mois]

et dudit jour Six janvier mil SePt cens quatre vingt treize L’andeuxieme dela rePublique francaisea trois heures de relevé Par devant moi Pierre lequette deno᷈mé et qualifié comme de l’autre Part Se Sont presentés en la maison Commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir marie jeanne Briere femme de Philibert rené Gaudain# [rajout à la fin de l’acte : # journalier et]volontaire dans le Premier Bataillon d’eure et loir dómicilié en cette commune rüe des Prés ParoiSseSaint hilaire et michel charon tireur d’etain[8] agé de Cinquante Six ans domicilié meme municiPalité La Premiere mere [ en surcharge du mot « Père »] de René Philibert gaudain agé de dix huit mois et le Second oncle Parternel Lesquels femme Philibert rené Gaudain et michel charon m’ont declaré que le dit René Philibert gaudin de fils legitime est mort ce jourd’hui a deux heures du matin au domicile de Ses Pere et mererüe des Prés d’aPrès cette declaration je me Suis transPorté Sur Le chamP au lieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés dudit René Philibert

 

                                                            Quatrieme

gaudin et j,en ai dreSsé le present acte que j,ai Signé marie jeanne Briere femme René Philibert Gaudin et michel charon ayant declaré nele Sçavoir fait en la maison Commune de nogent lerotrou Les jours mois et an ci deSsus.   P.re Lequette.»[10]

93-01-06 2 René Philibert Gaudin vue 1

 

93-01-06 2 René Philibert Gaudin vue 2

 



[1] Le terme de « cultivateur » est plutôt rare au XVIII° siècle. Doit-on comprendre qu’Aubin Lesieur exploitait une terre dont il n’était pas propriétaire ? Ou alors au contraire ce terme visait-il à le distinguer des « laboureurs » ?

[2] En général cette appellation, tout au moins à Nogent, désignait un riche commerçant en étamines en relation avec la « manufacture » du Mans voire en relation commerciale avec l’étranger. Les négociants étaient parmi les plus grosses fortune de la ville.

[3] Lieu-dit au Sud-Sud-Est de la ville en bordure du plateau dominant la rivière de la Rhône sur sa rive droite et sur un chemin se dirigeant vers Trizay. Il existe encore deux lieux-dits, la Grande et la Petite Plante, eu un chemin vicinal nommé chemin de la Grande Plante.

[4] Peut-être pour Emmanuel, ledit citoyen ne signant que de son patronyme.

[5] Sans doute Marolles-les-Buis à proximité de Nogent.

[6] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

[7] Actuelle rue Paul Deschanel.

[8] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

[10] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 


 

Le lundi 7 janvier était enregistré le décès de Pierre Louis Chevauchée âgé de 4 ans. Son père, Claude Chevauché, cabaretier à Nogent habitant rue de la corne[1] et un voisin, Pierre Fétu, perruquier de la ville, venus déclarer le décès du petit garçon précisaient que la mort était intervenue à onze heures du soir la veille.   

93-01-07 1 Ancienne Mairie

 

[En marge partie haute feuillet 4 recto

p.re l.is

Chevauché

4 ans]

et du SePt janvier mil SePt Cens quatre vingttreize L’an deuxieme de la rePublique francaisea neufheures du matin Par devant moi Pierre lequette denommé et qualifié comme del’autre Part SeSont presentés en la maison commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir claude chevauché marchand Cabaretier domicilié encette commune ParoiSse Saint hilaire agé detrenteSix ans né en la municiPalité d’[nom de la commune biffé non déchiffré[2]] en ce dePartement et Pierre [prénom en surcharge]fetu Peruquieragé de vingt neuf ans domicilié en cette commune ParoiSse auSsi Saint hilaire le Premier Père et le Second voisin Lesquelsclaude chevauché Père de Pierre Louis chevauché agé de quatre ans fils en legitime mariage avec Louis[sic]héeSon ePousé née en cette municiPalité et Pierre [prénom en surcharge]fetu m’ont declaré queledit Pierre Louis hée chevauché est mort hier onze heures du Soir dans Le domicile de Ses Pere et mere rüe de la corne d’aPrès cette declaration je me Suis Sur Le chamP transPorté au lieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés du dit Pierre Louis chevauché et j,en ai dreSsé le presentacte que claude chevauché et pierre fetu ont Signé avec moi fait enla maison Commune de nogent lerotrou Les jours mois et ancideSsus aPProuvé deux mots rayés nuls                  fetu

   Claude chevauché             P.re Lequette.

                                           officier public»[3]

93-01-07 1 Pierre Louis Chevauché vue 1

 

93-01-07 1 Pierre Louis Chevauché vue 2

 



[1] Actuelle rue Œillets des Mur qui reliait la rue Dorée à la Place du marché aux bestiaux en débouchant près de l’ancienne mairie.

[2]

93-01-07 1 détail 1

 

 

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 


Le mardi 8 janvier 1793, à neuf heures du matin, était enregistré le décès de Jacques Gouin étaminier âgé de 48 ans, époux de Louise Riguet, en son domicile de la rue Saint-Hilaire. Le trépas était intervenu la veille à cinq heures du soir. Les deux déclarant étaient d’une part le beau-frère du mort, Nicolas Garnier, également étaminier âgé de 55 ans vivant dans la même rue, et un voisin, aubergiste âgé de 33 ans, Antoine Pasteau.

93-01-08 1Saint Hilaire bleue

[En marge partie haute feuillet 4 verso

Jacques

Gouin

48 ans]

Aujourd’hui huitieme jour du mois dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme de la rePublique francaisea neufheures du matin Par devant moi Pierre Lequette denommé et qualifié comme deL’autre Part Sont comParus en la Salle dela maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir nicolas garnier etaminier agé de CinquanteSePt ans domicilié en cette commune paroiSse Saint hilaire ϵt Antoine [prénom en surcharge] Pasteau fils marchand aubergiste agé de trente trois ans demeurant même communauté et ParoiSse le Premier beaufrere de jacque Gouin ϵtaminier agé d’environ quarente huit ans demeurant en cette municiPalité ParoiSse Saint hilaire ePoux deLouise Riguet et le Second voisin Lesquels nicolas garnier et antoine Pasteau fils m’ont declaré que Ledit jacque Gouin est mort hier Cinqheures du Soir en son domicile rüe Saint hilaire, d’aPrès cette declaration je me Suis Sur Le chamP transPorté au lieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés dudit jacque Gouin et j,en ai dreSsé lepresent acte

 

que nicolas garnier                                                                                    Cinquieme

et antoine Pasteau fils ont Signé avec moi fait en la maison Commune de Lerotrou [sic] Les jour mois et an cideSsus

   Nicolas garnier                                   Antoine Pasteau    

                                               P.re Lequette.»[1]

93-01-08 1 Jacques Gouin vue 1

93-01-08 1 Jacques Gouin vue 2

 


[1] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 


 Le mercredi 9 janvier 1793 deux voisins venaient déclarer la mort de Louise Trémier fille[1] âgée de 80 ans et demeurant rue Saint-Hilaire.

93-01-09 1 Rue SaintHilaire

 [En marge partie haute feuillet 5 recto

Louise

Tremier

80 ans.]

Aujourd’hui neuvieme jour du mois dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique francaisea trois heures de relevé Par devant moiPierre Lequette denommé et qualifié comme del’autre Part Sont comParus en la maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir Louise charlotte deshais veuve manchon agé de quarente SePt ans marchande et marin Louis viandier marchand fabriquant[2] tous deux domiciliés en cette commune ParoiSse Saint hilaire voisins et amis de Louise tremier fille vivante de Son revenüe agé d’environ quatre vingt ans demeurant encette commune ParoiSse Saint hilaire Lesquels Louise charlotte deshaÿe et marin Louis viandier m’ont declaré que La ditte Louise tremier est morte ce jourd’hui à midi en son domicil [fin du mot coupé sur le document numérisé] rüe Saint hilaire d’aPrès cette declaration je me Suis Sur le chamP transporté aulieu dece Domicile, jeme Suis aSsuré du decés deladite Louise tremier et j,en ai dreSsé le present acte que Louise charlotte deshais et marin Louis viandier ont Signé avec moi fait en la maison commune denogent le rotrou Les jour mois et an ci-dessus

agé d’environ quarente trois ans[3].                                     Loüise Charlotte

Marin Louis Viandieëer                                                 Deshaỷes veúve Man

                                                                                                               Chon           

                                                   P.re Lequette.»[4]

93-01-09 1 Louise Tremier vue 1

93-01-09 1 Louise Tremier vue 2



[1] Autrement dit non mariée.

[2] Le terme de « fabriquant » désignait en général un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers. Mais ici son association au terme « marchand » implique que Marin Louis Viaindier ne fabriquait pas des étamines mais qu’il les commercialisait, ce qui ne signifie pas qu’il n’était pas maître-étaminier cependant.

[3] Ce rajout non repéré doit se rapporter à Marin Louis Viandier.

[4] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le vendredi 11 janvier 1793, à neuf heures du matin, Jean Louis Marie Morin et Claude Pesseau, respectivement beau-frère et cousin du cousin, venaient déclarer le décès de Pierre René Gabriel Parseval intervenu la veille à sept heures du soir en son domicile de la rue Dorée[1].

93-01-11 1 rue Gouverneur

[En marge milieu du feuillet 5 verso

P.re rené

G.el Parsenval

66 ans.]

Aujourd’hui onzieme jour du mois dejanvier mil SePt cens quatre# [rajout en marge : # vingt]treize L’andeuxieme dela rePublique francaisePardevant moi Pierre lequette deno᷈mé et qualifié comme de L’autre Part Sont comParus à neufheures du matin en la maison commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir Les Citoÿens jean Louis marie morin Pensionné dela rePublique agé de Soixante quatre ans et claude PeSseau agé d’environ Cinquante ans tous deux domiciliés en cette municiPalité Le Premier beau frere et le Second Cousin Germain de Pierre rené gabriel Parseval agé d’environ Soixante Six ans ePoux dela citoÿenne marie jaquine morin domicilié en cette commune rüe dorée Lesquels jean Louis marie morin et claude PeSseau m’ont declaré que Le dit Pierre rené gabriel Parseval est mort hier a SePt heures du Soir enson domicile meme rüedórée

SiXieme

ParoiSse notre dame d’aPrès cette declaration jeme Suis Sur lechamP transporté au lieu de ce domicile, jeme Suis aSsuré du decés du dit Pierre# [rajout à la fin de l’acte :# René]gabriel Parseval et j,en ai dreSsé le present acteque les Citoÿens jean Louis marie morin et claude PeSseau ont Signé avec moi faiten la maison Commune denogent lerotrou les jour mois et an ci-dessus # René Leq[2]

  Pesseau              morin             P.re Lequette.»[3]

93-01-11 1 Pierre René Gabriel Parseval vue 1

 

93-01-11 1 Pierre René Gabriel Parseval vue 2

 



[1]Actuelle rue gouverneur.

[2] « Leq » correspond sans doute au début de signature de l’officier d’état civil qui se serait repris pour signer à la fin de l’acte après les « témoins ».

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 

 


 Le mardi 15 janvier 1793, Marie Legregois faisant fonction de supérieure à l’hôtel-Dieu et Jacques Le Tarte (ou Tarte l’acte est hésitant), sacriste audit hôtel, venaient déclarer le décès de Pierre Lesiou, étaminier âgé de 50 ans, à six heures du matin dans « leur » établissement.

 

93-01-15 Hôtel Dieu 1

 

93-01-15 Hôtel Dieu 3

 

 

 

 

 

 

 

 

« [En marge milieu du feuillet 6 recto

Pierre

Lesiou

50 ans.]

Aujourd’hui quinzieme jour dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique francaise à neufheures du matinPar devant moi Pierre lequette denômé et qualifié comme deL’autre Part Sont comParus en laSalle dela maison commune de nogent lerotrou dePartement d’eure etloir La Citoÿenne marie Legregois faisant les fonctions de SuPerieure en la maison de L’hotel dieu de cette commune et jacque tarte Sacriste du dit hotel dieu tous deux majeurs lesquels m’ont declaré que PierreleSiou ePoux de jeanne riguet ϵtaminier agé de Cinquante ans demeurant encettemuniciPalité ParoiSse Saint hilaireest mort ce jourd hui a Six heures du matin dans le dit hoteldieu d’aPrès cette declaration je m’y Suis Sur le chamP transporté je me Suis aSsuré du decés du dit Pierre leSiou et j,en ai dreSsé lepresent acte quela Citoÿenne marie Legregois et jacque Letarte ont Signé avec moi fait en La maison Commune denogent lerotrou les jour mois et an Susdits

                                                           S.r Marie Legregois

              jacHesques Tertre             P.re Lequette.»[1]

93-01-15 1 Pierre LeSiou vue 1

93-01-15 1 Pierre LeSiou vue 2

 



[1] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le mercredi 16 janvier 1793, étaient enregistrés deux décès ;

- d’abord celui de Jean Richeux, un nourrisson de  9 jour,

- et dans l’après-midi, celui de Joseph Mallet, un étaminier de 43 ans dont la mort était survenue à l’Hôtel-Dieu de Nogent.

 

Séparation 2

  • En premier lieu Jean Richeux, laboureur au lieu-dit La Glacière[1], et Hector Gohier, sacriste, venaient déclarer le décès du petit Louis Richeux, fils du premier et âgé de seulement 9 jours. La mort était survenue le matin même à sept heures au domicile des parents du nourrisson.

 

93-01-16 1 Bébé mort

« [En marge milieu du feuillet 6 verso

Louis

Richeux

9 jours.]

Aujourd’hui Seizieme jour de janvier mil SePt cens quatrevingt treize L’an deuxiemede la rePublique francaise à neufheures du matinPar devant moi Pierre lequette denômé et qualifié comme de L’autre Part Sont comParus en la Salle dela maison commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir jean richeux laboureur agé de trente quatre ans demeurant aulieu dela glaciere CamPagne notre dame de cette commune et hector gohier Sacriste agé devingt huit ans demeurant même communauté Le Premier Père de Louis richeux agé de neuf joursné delegitime mariage avec anne forge et le Second ami lesquels jean richeux et hectore gohier m’ont declaré que ledit Louis richeux fils est mort aujourd’hui SePt heures du matin dans le domicile de

 

septieme

Ses Père et mere au Lieu dela Glaciere d’aPrès cette declaration je me Suis Sur le chamP transporté au lieu decedomicile je me Suis aSsuré du decés dudit louis richeux et j,en ai dreSsé lepresent acte que hector gohier aSigné avec moi jean richeux Père ayant declaré ne le Sçavoir fait en la maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci-dessus                                                        h. goyer

                                            P.re Lequette.»[2]

 

93-01-16 1 Louis Richeux vue 1

93-01-16 1 Louis Richeux vue 2

Etc 1 noir

  • Ensuite à 4 heures de l’après-midi, les citoyens René Landay, fabriquant[3], et Jean Jallon, étaminier, venaient déclarer le décès, survenu la veille à huit heures du soir en l’hôtel-Dieu de la ville, de leur beau-frère et cousin Joseph Mallet, également étaminier de son état et par ailleurs époux de Marguerite Rousseau.

 

93-01-16 2 Hôtel Dieu

« [En marge milieu du feuillet 7 recto

joseph

Mallet

43 ans.]

Aujourd’hui Seizieme jour de janvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à quatre heures de relevé’Par devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme deL’autre Part Sont comParus enla Salle dela maison commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir les Citoÿens René Landaÿfabriquant agé de cinquante neuf ans, jean jalon etaminier agé de trente trois ans tous deux domiciliés en cette municiPalité lePremier beau frere et leSecond cousin de joseph mallet etaminier agé de quarente cinq ans demeurant en cette communauté ePoux de margueritte rouSseau lesquels rené landaÿ et jean jalon m’ont declaré que le dit joseph mallet est mort hier a huit heures duSoir dans la maison de L’hotel dieu decette municiPalité d’aPrès cette declaration jemeSuis Sur lechamP transporté au lieu de cet hotel dieu, jemeSuis aSsuré dudecés dudit joseph mallet et j,en ai dreSsé le present acte que les citoÿens rené Landaÿ et jean jalon ont Signé avec moi fait en la maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci-deSsus. 

           Rénné Landais     jallon              P.re Lequette.»[4]

93-01-16 2 Joseph Mallet vue 1

93-01-16 2 Joseph Mallet vue 2



[1] Pour notre part nous ne saurions situer ce lieu-dit. Il existe bien, à proximité de la rivière de La Cloche, une rue de La Glacière mais située sur la commune de Margon, rue qui débouche rue de la Vallée en direction du hameau d’Ozée. Il est possible qu’en 1793 cette zone était intégrée à la commune de Nogent-le-Rotrou mais cela reste douteux.

[2] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

[3] Le terme de « fabriquant » désignait en général un maître étaminier qui était à la tête de plusieurs métiers, peut-être achetait-il la production de plusieurs maîtres étaminiers.

[4] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 


 

Le vendredi 18 janvier 1793, deux décès étaient enregistrés, ceux de petites filles l’une de 4 ans et demi et l’autre de deux ans et onze mois, respectivement Marie Jeanne Charpentier et Adélaïde Eléonore Courgibet.

93-01-18 1 fillette

  • D’abord à neuf heures du matin, comparaissaient François Charpentier, marchand, et Marie Enault, marchande à Nogent. Tous deux venaient déclarer le décès de Marie Jeanne Charpentier, fillette âgée de 4 ans et demi, la mort était survenue la veille à 8 heures du soir au domicile des ses parents (François Charpentier étant le père) rue Notre-Dame[1].

93-01-18 1 rue Notre-Dame

« [En marge milieu du feuillet 7 verso

marie j.e

Charpentier

4 ans.]

Aujourd’hui dix huitieme jour dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme de la rePublique française à neufheures du matinPardevant moi pierre lequette denommé et qualifié comme deL’autre Part Sont comParus enla Salle dela maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir francois charPentier marchand et marie enault marchande tous deux majeurs domiciliés en cette municiPalité le Premier Père de marie jeanne charPentier agée de quatreans et demie et la Seconde voisine lesquels francois charPentier et marie ϵnault m’ont declaré que la ditte marie jeanne charPentier fille en legitime mariage avec marie jeanbeteau est decedé hier a huit heures du Soir dans le domicile deSes Père et mere rüe notre

 

huitieme

dame d’aPrès cette declaration jemeSuis Sur Le chamP transporté au lieu de ce domicile, jemeSuis aSsuré du decés dela ditte marie jeanne charPentier et j,en ai dreSsé le present acte que j,ai Sig francois charPentier Pere et marie enault ayantdeclaré ne le Sçavoir fait en la maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci deSsus. 

                                                                                         P.re Lequette.»[2]

93-01-18 1 Marie Jeanne Charpentier vue 1

93-01-18 1 Marie Jeanne Charpentier vue 2

 

Etc 2 noir

 

 

  • Puis une heure plus tard, soit à dix heures du matin, Jean Charles Courgibet, cabaretier demeurant rue Saint-Hilaire, accompagné du concierge Pierre Chabrun[3] un de ses voisins, déclarait le décès de sa fille « illégitime »[4] âgée de seulement deux ans et onze mois, la petite Adélaïde Eléonore Courgibet, qu’il avait eu avec Louise Detilleule. Le décès avait eu lieu la veille au soit à onze au domicile de ses parents.

 

93-01-18 2 Rue Saint Hilaire

«[En marge milieu du feuillet 8 recto

addelaïde

ϵléonore[5]

Courgibet

2 ans.]

Aujourd’hui dixhuitiemejourdejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à dix heures du matinPar devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme deL’autre part Sont ComParus enla Salle dela maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir adelaïdeLeonorC [lecture peu assurée]jean charle courgibet marchand cabaretier agé de Cinquante deux ans et Pierre chabrun concierge agé de Soixante quatre ans tous deux domiciliés en cette municiPalité le Premier Père illegitime d’adelaide Leonor courgibet agé de deuxans onze mois dont la mere illegitime Se nomme marie Louise detilleule LeSecond voisin lesquels]jean charle courgibet et Pierre chabrun m’ont declaré que la ditte adelaide Leonor courgibet est morte hier aonze heures du Soir dans le domicile deSes Père et mere illegitimes  rüe Saint hilaire de cette commune d’aPrès cette declaration jemeSuis Sur le chamP transporté au lieu de ce domicile jeme Suis aSsuré du decés dela dite adelaide Leonor courgibet et j,en ai dreSsé le present acte que jean charle courgibet et Pierre chabrun ont Signé avec moi fait enla maisoncommune de nogent lerotrou Les jour mois et an ci deSsus. aPProuvé deux mots raÿés nuls.     Pierre Chabrun

                                COUrgIbet.                                P.re Lequette.»[6]

 

93-01-18 2 Adélaïde Eléonore Corgibet vue 1

 

93-01-18 2 Adélaïde Eléonore Corgibet vue 2


[1] Actuelle rue Saint Laurent dans sa partie la plus proche de la rue Bourg-le-Comte.

[2] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

[3] Concierge d’une des administrations siégeant en cette ville : le tribunal, le district ou la municipalité.

[4] Ici il faut comprendre que le père et la mère de l’enfant n’étaient pas mariés mais ils vivaient au même domicile et l’enfant portait le nom de son père, donc il avait été reconnu.

[5] Dans le corps de l’acte de décès le second prénom est Léonor et non Eléonore.

[6] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le mardi 22 janvier 1793 à huit heures du soir, Julien Poussin et Marie Jeanne Tarenne deux journaliers vivant au lieu-dit du Radrai et voisin de la petite Victoire Pautonnier ( ou Potonnier ) agée de deux jours venaient déclarer son décès à six heures du soir au domicile de ses parents (Pierre Potonnier et Renée Jardin) au Radrai également.

93-01-22 1 Radrai

 

«[En marge milieu du feuillet 8 verso

victoire

Pautonnier

2 jours.]

Aujourd’hui vingt deuxieme jour dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela rePublique française à huit heures de relevéPardevant moi pierre lequette denommé et qualifié comme del’autre part Sont ComParus enla Salle dela maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir Julien pouSsin journalier domicilié au lieu deradraÿ en cette commune agé de trente huit ans et marie jeanne tarenne journaliere agé devingt deux ans auSsi domicilié au lieu dudit radraÿtous deux voisins devictoire Potonnier agé de deux jours fille en Legitime mariage de

 

Neuvieme

Pierre Potonnieret de renée jardin lesquels Julien pouSsin et marie jeanne tarenne m’ont declaré que la ditte victoire Potonnier est morte ce jourd’hui a Six heures du Soir dans le domicile deSes Père et mere aulieu de radrai d’aPrès cette declaration je me Suis SurLe chamP transportéau lieu de ce domicile je me Suis aSsuré du decés de la ditte victoire Potonnier et j,en ai dreSsé le present acte quej,ai Signé Julien pouSsin et marie jeanne tarenne ayant declaré nele Scavoir fait enla maison Commune denogent lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.

                                                                                          P.re Lequette.»[1]

93-01-22 1 Victoire Pautonnier vue 1

93-01-22 1 Victoire Pautonnier vue 2



[1] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le vendredi 25 janvier 1793, à neuf heures du matin, se présentaient en la maison commune de Nogent-le-Rotrou, Nicolas Quetier, un maçon de 60 ans qui savait signer, et Louis Menou, un étaminier de trente ans, qui venaient déclarer le décès la veille au soir de Charles Alexandre Quetier âgé de 22 ans dont la profession nous est inconnue. La mort était survenue chez les parents du défunt (Nicolas Quetier un des déclarants et Marie Françoise Nion) rue de Rhône[1], le second déposant était le beau-frère du mort[2].

93-01-25 1 Rue de Rhône

«[En marge milieu du feuillet 9 recto

Charles

Alexandre

quetier

22 ans.]

Aujourd’hui vingt Cinquieme jour dejanvier mil SePt Cens quatre vingttreize L’an deuxieme dela rePublique française à neufheures du matinPar devant moi pierrelequette denommé et qualifié comme deL’autre part Sont ComParus en la Salle dela maison Commune denogent le rotrou dePartement d’eure et loir les Citoÿens nicolas quetier maSson agé deSoixante ans et Louis menou ϵtaminier agé de trente ans tous deux domiciliés en cette commune lePremier Père decharle alexandre quetier agé devingt deux ans fils deSon Legitime mariage avecmarie francoise  nionLeSecond beaufrere lesquels m’ont declaré que le dit charle alexandre quetier est mort hier a SePt heures duSoir dans le domicile deSes Père et merè rüe de rone ParoiSse notre dame d’aPrès cette declaration je meSuis SurLe chamP transporté aulieu de ce domicile je me Suis aSsuré du decés du ditCharle alexandre quetier et j,enai dreSsé lepresent acte que nicolas quetier Père a Signé avec moi Louis menou ayant declaré ne le Sçavoir fait enla maison Commune denogent lerotrou Les jourmois et an ci deSsus.

                                                    Nicolas quetier            P.re Lequette.»[3]

93-01-25 1 Charles Alexandre Quetier vue 1

93-01-25 1 Charles Alexandre Quetier vue 2


[1] Orthographiée « Rone » dans l’acte.

[2] Ce dernier devait être marié avec une fille Menou, mais nous ne savons si le couple vivait au domicile des parents du marié ou ailleurs.

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le dimanche 27 janvier 1793 était enregistré, à dix heures du matin, le décès de Jean Armand Placide Gougis âgé de 24 ans. Le décès avait eu lieu dans la nuit au domicile du père du mort, Charles Jean Gougis, rue Dorée[1]. Les deux déposants faisaient partie de l’administration du district, l’un en tant qu’élu (Jacques Alleaume beau-frère du défunt[2]) et l’autre en tant que secrétaire-adjoint (Louis Adrien Jouveau) et ami du défunt.

93-01-27 1 rue Dorée

«[En marge milieu du feuillet 9 verso

jean

armand

Placide

Gougis

24 ans.]

Aujourd’hui vingt SePtieme jour dejanvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela republique française à dix heures du matinPar devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme de L’autre part Sont ComParus en la Salle dela maison Commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir Les Citoÿens jacque allaume administrateur du directoire dece district agé devingt neufans et Louis adrien jouveau Secretaire adjoint dece district agé devingt Cinq ans tous deux domiciliés en cette municiPalité LePremier beau frere ducitoÿen jean armand placide gougis agé devingt quatre ans fils du Citoÿen charle jean gougis et de

 

dixieme

feu marie anne agathe Le Dreux et le Second ami lesquels m’ont declaré que le dit jean armand Placide gougis ϵst mort aujourd’hui a une heure du matin dans le domicile de Son Père rüe dorée ParoiSse notre Dame decette commune d’aPrès cette declaration je meSuis SurlechamP transporté au lieu de ce domicile je me Suis aSsuré du decés dudit jean armand Placide gougis et j,enai dreSsé lepresent acte que jacque allaume et Louis adrien jouveau ont Signé avec moi fait en la maison commune de nogent lerotrou Les jour moiset an ci deSsus.

                                        allaume                                            Jouveau

                            P.re Lequette.»[3]

 

93-01-27 1 Jean Armand Placide Gougis vue 1

 

93-01-27 1 Jean Armand Placide Gougis vue 2

 


[1] Actuelle rue Gouverneur. Sa mère étant décédée.

[2] Ce dernier devait être marié avec une fille Alleaume, mais nous ne savons si le couple vivait au domicile des parents du marié ou ailleurs.

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le lundi 28 janvier 1793, à trois heures de l’après-midi, était enregistré le décès d’un enfant de 21 mois, Louis François Dubuard.  Le décès avait eu lieu à six heures du matin, rue Dorée[1], au domicile des parents de l’enfant, Françoise Piegeat et Louis Dubuard, boucher, qui était l’un des deux déclarants, le second étant l’oncle maternel du bébé, Pierre Felix Renou tireur d’étin[2] de sa profession.

 

93-01-11 1 rue Gouverneur

«[En marge milieu du feuillet 10 recto

L.is f.ois

Dubuard

21 mois.]

Aujourd’hui vingt huitieme janvier milSePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme de la republique francaise à trois heures de relevéPar devant moi pierre lequette dènommé et qualifié comme de L’autre part Sont ComParus enlaSalle dela maison Commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir Louis dubuard marchand Boucher agé de trente un ans et Pierre felix Renou tireur d’etin agé detrente quatre ans tous deux domiciliés en cette commune lePremier Père deLouis francois dubuart agé de vingt un mois deSon Legitime mariage avec francois [sic]piegasleSecond onclematernel Lesquels m’ont declaré que ledit Louis francois dubuard est mort cejourd’hui a Six heures du matin dans le domicile deSes père et mere rüe dorée ParoiSse notre Dame de cette commune d’aPrès cette declaration je meSuis Sur LechamP transporté aulieu dece domicile je me Suis aSsuré du decés du dit Louis francois dubuard et j,enai dreSsé Lepresent acte que Louis dubuard a Signé avec moi Pierre felix Renou ayant declaré ne le Sçavoir fait en la maison commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.

                                         Louis DuBuard                          P.re Lequette.»[3]

93-01-28 1 Louis François Dubuard vue 1

 

93-01-28 1 Louis François Dubuard vue 2

 


[1] Actuelle rue Gouverneur.

[2] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


Le mardi 29 janvier 1793, à trois heures de l’après-midi, était déclarée le décès d’une enfant de 5 ans, Julie Haudebourg. L’enfant, fille de Charles Haudebourg et de Marianne Lejeune, était décédée le jour même à midi en la maison des orphelins de la ville située rue des Prés[1]. Les déclarants étaient la supérieure de la maison des orphelins de Nogent, Sophie Fenou ou Phenou, et le concierge de la maison commune, Pierre Chabrun. Nous ne savons pas pourquoi cette enfant était à la maison des orphelins, l’acte de décès ne signalant pas les parents comme défunts.

 

93-01-29 1 Orphelinat 2

«[En marge milieu du feuillet 10 verso

julie

haudebourg

5 ans.]

Aujourd’hui vingt neuvieme janvier mil SePt Cens quatre vingt treize L’an deuxieme de la republique française a troisheures de relevéPardevant moi pierre lequette denommé et qualifié comme deL’autre part Sont ComParus en la Salle dela maison commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir La Citoÿenne SoPhie fenou [ou Phenou] SuPerieure dela maison des orPhelins de cette commune denogent lerotrou dePartement d’eure et loir et Pierre chabrun concierge decette maison communelesquels

 onzième

m’ont declaré quejulie audebour agé de cinq ans fille decharle audebour et de marianne lejeune est morte ce jourd’hui a midi hoPital des orPhelins rue des prés ParoiSse Saint Laurent decette commune, d’aPrès cette declaration je me Suis Sur le chamP transporté aulieu decedomicile je me Suis aSsuré du decés dela ditte julie audebour et j,en ai dreSsé lepresent acte que la Citoÿenne SoPhie fenou etlecitoÿen pierre chabrun ont Signé avec moi fait en la maison Commune denogent Lerotrou Les jour mois et an ci deSsus.                             P.re Lequette.

P. Chabrun      laC.enneSoPhie fenou n’aPu

                                     Signer   Leq

                                                             Sophie Phenou»[2]

93-01-29 1 Julie Haudebourg vue 1

 

93-01-29 1 Julie Haudebourg vue 2

 


[1] Actuelle rue Paul Deschanel.

[2] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

La signature de Sophie Phenou est sans doute postérieure à la rédaction de l’acte de décès.


 

Le mercredi trente janvier 1793, à dix heures du matin, était déclaré le décès d’un nourrisson de 4 jours, Charles Alexandre Rouvray ; la mort de l’enfant était déclarée par son père, Alexandre Rouvray, et son oncle Charles Rouvray[1] tous deux perruquiers à Nogent. Le décès avait eu lieu la veille à trois heures[2] chez les parents de l’enfant place du marché.

 

93-01-30 1 Place du marché

«[En marge milieu du feuillet 11 recto

Charles

alexandre

Rouvray

4 j.rs]

Aujourd’hui trentieme janvier mil SePt cens quatre vingt treize L’an deuxieme dela republique francaise a dix heures du matinPar devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme deL’autre part Sont ComParus en la Salle dela maison Commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir alexandre Rouvraÿ Peruquier agé de vingt Six ans et Louis charle Rouvraÿ auSsi Peruquier agé de trente deux ans tous deux domiciliés en cette municiPalité lePremier père et le Second oncle de Charle alexandre Rouvraÿ agé de quatre jours deSon legitime mariageavec adelaide josePh forest lesquels m’ont declaré queledit Charlealexandre rouvraÿ est mort Lejourd’hier a trois heures dans le domicile deses Père et mere rüePlacedumarchéparoiSse denotre dame d’aPrès cette declaration je meSuis Sur le chamP transporté au lieu de cedomicile je me Suis aSsuré du decés du dit charle alexandre rouvraÿ et j,en ai dreSséle present acte qu’alexandre rouvraÿ et charle Louis charle Rouvraÿ ont Signé avec moi fait enla maison Commune de nogent Lerotrou Les jourmois et an ci deSsus.  aPProuvé un mot raÿé nul.

                          Charle rouvrait            alexandre Rouvray                     

                                                   P.re Lequette.»[3]

 

93-01-30 1 Charles Alexandre Rouvray vue 1

 

93-01-30 1 Charles Alexandre Rouvray vue 2

 


[1] Ou Louis Charles Rouvray selon la fin de l’acte de décès.

[2] L’acte donne cette heure mais il y a doute : si le décès avait eu lieu à trois heures de l’après-midi la veille pourquoi la déclaration de décès n’a lieu que le lendemain, il est plus probable que le décès ait eu lieu à trois du matin ce 30 janvier 1793.

[3] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.


 

Le jeudi 31 janvier 1793 était déclaré le décès à la naissance d’une petite fille issue du mariage de Charles Rivière, tireur d’étin[1] habitant au lieu-dit de l’Angellerie (dans la campagne de la paroisse Saint-Hilaire à la limite de Saint-Hilaire-sur-Erre dans le département de l’Orne), et de Denise Richard. Le décès avait eu lieu la veille à dix heures du soir au domicile des parents de l’enfant. Le décès était déclaré par le père de l’enfant et Charlotte Heurtebise journalière et sage-femme vivant également au lieu de L’Angellerie mais sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Erre dans l’Orne.

 

93-01-31 1 Saint Hilaire sur Erre

93-01-31 L'Angellerie

«[En marge partie basse du feuillet 11 verso

Riviére

décédée en

naiSsant]

Aujourd’hui trenteunieme janvier mil SePt Cens quatre vingt treize l’an deuxieme dela republique francaise a huit heures du matinPar devant moi pierre lequette denommé et qualifié comme del’autre part Sont ComParus en la Salle dela maison commune de nogent lerotrou dePartement d’eure et loir charle riviere tireur d’etin demeurant aulieu delangellerie

 

douzième

 

ParoiSse Saint hilaire decette commune et charlotte heurtebise journaliere et Sage femme agé de quarente trois ans#[2] le premier Père et la Seconde amie[3] de Son enfant femelle non nommé de Son legitime mariage avec denise richard est morte a dix heures hier au soir en Son Domicile d’aPrèscette declaration je meSuis Sur le chamPtransporté aulieu delangellerie je me Suis aSsuré du decé del’enfantfemelle aPrès m’etre transPorté aulieu dece domicile et j,enai dreSséle present acte que j,ai Signé charle riviere Père et charlotte heurtebise demeurant au lieu delangellerie ParoiSse Saint hilaire Sur erre dePartement del’orne ayant [mot surchargé] declare neleSçavoir fait en la maison Commune de nogent Lerotrou les jour mois et an ci deSsu.

                                                   P.re Lequette.»[4]

93-01-31 Rivière vue 1

93-01-31 Rivière vue 2


[1] Ou cardeur d’étin ou d’étaim, c’est-à-dire d’étamines, donc un ouvrier préparant la laine destinée à fournir l’industrie de fabrication des étamines, principale activité « industrielle » de Nogent-le-Rotrou.

[2] Pas de renvoi, mais celui-ci correspond sans doute au domicile du témoin apparaissant à la fin de l’acte.

[3] «amie de son enfant » ici la qualification est surprenante pour une enfant morte-née.

[4] AD 28 document disponible en ligne sous la référence 3 E 280/033 décès. L’original du registre est conservé aux Archives municipales de Nogent-le-Rotrou.

 

Séparation 2