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La Révolution Française à Nogent le Rotrou

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La Révolution Française à Nogent le Rotrou
  • Nogent-le-Rotrou et son district durant la Révolution française avec des incursions dans les zones voisines ( Sarthe, Orne, Loir-et-Cher voire Loiret ). L'angle d'attaque des études privilégie les mouvements sociaux et les archives locales et départemental
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14 février 2016

Boucher des Marais.

Nogent 3En 1789, il fut officier de la garde nationale provisoire de Nogent. En 1790, il était élu assesseur du juge de paix du canton de Nogent, place qu’il occupa jusqu’en octobre 1793.

En 1791, il était nommé lieutenant de la garde nationale pour un an. En février 1792, il devenait commandant d’un des bataillons de cette garde nationale jusqu’à la fin juillet 1792. Cette année - là, il fut élu juge suppléant du tribunal du district.

A cette époque il était président de la Société Patriotique de Nogent.

Fin juillet 1793, sa section, celle de la liberté, le nommait commissaire pour porter à la Convention le procès – verbal d’acceptation de la constitution de 1793. 

En septembre 1793, il était nommé membre du comité révolutionnaire ( ou Comité de surveillance ) de la section de la liberté.

Le 5 frimaire an II ( 25 novembre 1793 ), le représentant en mission, Thirion, le nomma membre du directoire du district dont son ami Beaudoin devenait procureur – syndic. En l’an III ( septembre 1794- septembre 1795), il ne s’occupait plus de l’administration du district et demandait la permission de démissionner. Ne voulait-il pas être le « complice » de la nouvelle politique ?

Le 18 floréal an III ( 7 mai 1795 ), le représentant en mission, Bernier, le destituait. Dugué – Mansonnière, le nouveau procureur – syndic du district, le désignait « […] comme l’un des principaux artisans du régime de terreur et de sang qui a été pratiqué dans cette commune , la fait mettre en état d’arrestation et même fait transférer à la maison d’arrêt de Chartres […] »[1]. Il ne fut libéré qu’en vendémiaire an IV ( septembre-octobre 1795 ), sur un arrêté de Bourdon et Fleury, représentants du peuple en mission dans l’Eure – et – Loir, comme tous les autres « terroristes » détenus à Chartres.


[1] Ces renseignements proviennent de : A. N., D. III, 81.

Il s’agit d’un dossier contenant une pétition de Boucher – Des – Marais, adressée à la Convention, pour être autorisé à démissionner de son poste d’administrateur du district ( pétition datée du 13 pluviôse an III/ 1° février 1795 ).

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