Guérroult des Chabottières[1].

 

collégiale Saint Jean et chateua de NogentAvocat au parlement à partir de 1766 et Conseiller du roi.

Il fut maire de Nogent – le –Rotrou sous l’ancien régime de juillet 1782 au 20 décembre 1789. En 1789, il était également receveur du grenier à sel, receveur contre lequel se mobilisèrent les masses populaires nogentaises le 1ere août le contraignant à vendre le sel à prix taxé.

Il fit partie de la première administration du district en 1790, il en fut président. Il démissionna de ce poste le 22 décembre 1790 pour occuper la place de commissaire du roi près du tribunal de district, place qu’il occupa jusqu’au 13 septembre 1792.

Membre du bureau d’administration de l’Hôtel – Dieu de Nogent – le –Rotrou, il organisa l’opposition à Chasles et aux patriotes révolutionnaires de la ville. Son action ne fit que susciter le mécontentement populaire et contribua à la convergence entre des masses populaires promptes à se mobiliser et la Société Patriotique de Nogent emmenée par Chasles.

Il disparut totalement de la scène politique après septembre 1792. Entre 1792 et 1795, il trouva « refuge » à Chartres et ne regagna Nogent – le –Rotrou qu’en 1795.

L’auteur anonyme du « factum » de 1795 précisait qu’il était père de deux enfants émigrés, beau – père d’un émigré et beau – frère émigré.

Dans une lettre que Chasles envoya à la Société Populaire de Nogent – le –Rotrou, le 9 fructidor an II, on pouvait lire à propos de la réaction thermidorienne :

« […] vous savez ce que faisaient Guérroult et les prêtres à nogent : eh ! bien c’est ce qu’on fait aujourd’hui à la Convention, aux Jacobins, et partout où je puis être connu […] »[2]

 



[1]Il existe un lieu-dit des Chabottières dans la commune de Rai près de l’Aigle dans l’Orne. Nous ne savons si ce lieu-dit a un quelconque rapport avec notre Guéroult.

[2]Cl.PICHOIS, J. DAUTRY. Le conventionnel Chasles et ses idées démocratiques. Aix – en – Provence, 1958, in 8°, pp. 72 – 73.