Dugué Mansonnière[1].

Dugué Mansonnière

Homme de loi, ex – procureur fiscal de Nogent, l’auteur anonyme d’un factum de 1795 le qualifiait de « […] neveu de prêtre réfractaire, cousin d’un déporté ». 

Du 14 décembre 1790 au  frimaire an II ( décembre 1793 ), il occupa le poste de président du tribunal du district. Il fut destitué et arrêté sur arrêté du représentant en mission Thirion.

Il fut élu au conseil du département le 6 mai 1790 ; en août 1791, il fut maintenu à cette place par tirage au sort. Le 14 novembre 1792, il était réélu à ce poste par 271 voix sur 311 votants. Il siégea jusqu’au 14 frimaire an II ( 4 décembre 1793 ), date à laquelle l’administration départementale fut restructurée. Le conseil général du département était supprimé, ainsi que le procureur général syndic qui était remplacé par un agent national, seul était maintenu le directoire du département mais il n’avait plus de pouvoirs politiques.

Frimaire an II fut fatal à Dugué – Mansonnière, il perdait toute fonction officielle.

Le retours  « à l’ordre » en l’an III, lui fut plus favorable ; le 14 germinal an III ( 3 avril 1795 ), Bernier le nommait procureur syndic du district à la place du « terroriste » Beaudoin.

 


[1] Il tirait son nom d’une terre et d’un manoir situées sur la commune de Saint Germain des Grois ( ou Grouas ) près de Rémalard dans l’Orne.