Le dimanche 10 janvier 1790, les autorités municipales de Mamers transferraient une somme due à un aubergiste de la ville, le sieur Quelquejeu, pour fourniture de bois au détachement de Dragons en stationnement dans la ville , sur le sieur Beaufrère[1] adjudicataire de la ferme des pieds fourchés qui n’avait pas payer son adjudication ( voir la délibération du 19 octobre 1789 : http://www.nogentrev.fr/archives/2017/03/25/35093043.html ).

Puis dans une seconde délibération, elles décidaient d’employer les ouvriers de la ville au chômage à des travaux de réparation de chemin dans la paroisse de Villaine La Carelle, moyennant un salaire d’une livre par jour. Les salaires devaient être pris sur le don pour les pauvres fait par le Sieur De Noguès ( voir la délibération du 7 janvier 1790 : http://www.nogentrev.fr/archives/2017/05/24/35503427.html   ) ou sur les sommes recueillies de façon hypothétique auprès des propriétaires riverains desdits chemins.

90-01-10

«56.e

 [ En marge gauche vers le haut du feuillet 56 recto:

Transport Sur

 

316 ]

Aujourd’huy dixiéme de Janvier mil sept Cent quatre vingt dix.

Les oFFiciers Municipaux et Membres du Comité de Sureté y reunis pour payer au S.r Jacques Jean Augustin Quelquejeu # [ rajout en fin de délibération : # aubergiste de cette Ville Y demeurant ] La Somme de deux cent quatre Vingt trois Livres Cinq Sols qui lui est Due pour onZe Cordes de bois qu’il a Fourni auX Dragons en détachement à Mamers et pour Leur Coucher ont arresté qu’il Sera donné au S.r Quelquejeu un transport de pareille Somme Sur Julien Beaufrere a Valloir  Sur ce qu’il doit à L’hôtel de Ville comme adjudicataire du droit de pié Fourché, laquelle Somme + [ rajout au dessus : + de ]  deuX Cent quatre Vingt trois livres cinq Sols lui Sera passée en Compte en Rapportant le transport quittancé. 

Arresté aussi que Le plus grand nombre possible d’ouvriers Manquant actuellement d’ouvrage Sera envoYés demain dans La paroisse de Villaine La Carelle  pour Y travailler a racommoder Les Chemins qui actuellement Impraticables empechent Les Chartiers d’amener à Mamers Le Bois destiné pour Les pauvres[2] et donné par Monsieur[3] que ceuX qui Seront employés a rendre  ces Chemins pratiquables Seront payés chacun a Vingt Sols par jour et que leurs Salaires Seront pris Sur les deniers que M. Denogués a donné pour les pauvres de cette Ville que cependant S’il est possible d’exiger des proprietaires Riverains des Mauvais Chemins les Salaires qui Seront dus aux Journaliers employés La Somme qui Sera touchée de ces propriétaires  revertira [ sic ] au profit des pauvres qui par le besoin pressant qu’ils ont de bois necessite L’avance qui Sera Faitte Sur Les Deniers qui leurs Sont destinés.

Fait et arrêté à L’Hôtel de ville les jour et an que dessus

        Bremont               Lair                   jullien duboy

    Duprey                     Hardoüin desnos       J Guitrel

                         Paris           Bouteveille                 Maignée

                                                                                 maire

Desageux      Duprey            odillard ( ou Caillard )     Paris

                                                      Denis vottier

    Mortier                            Renard

 Dess.rt de St nic.                   s.re G.er»[4]

90-01-10 Villaine La Carelle


[1] Quelques jours plus tard le fils du sieur Quelquejeu faisait partie d’une troupe de Mamertins accusés de vol de bois.

[2]Voir la délibération du 21 décembre 1789 : http://www.nogentrev.fr/archives/2017/05/17/35296076.html

[3] Titulature réservée au frère cadet du roi, soit en 1790 le comte d’Artois, futur Charles X.

[4] AD  72 1 MI 1343 ( R 130 ) 110 AC 9, 11, 12 et 13.