1 ancienne chapelle de l'aumône

   Jacques Pierre Michel Chasles (5 ) : maire de Nogent-le-Rotrou, Conventionnel, montagnard, prêtre défroqué,…

Suite de la biographie d'un acteur de la période révolutionnaire, pas un des personnages de premier plan connus de tous ( « les grands hommes » ) mais un acteur de second rang, certains diront un troisième couteau même si, dans un ouvrage du début du siècle actuel, Sergio Luzzatto a pu le classer parmi les députés Montagnards thermidoriens les plus clairvoyants.

Aujourd'hui nous arrivons avec lui à Nogent-le-Rotrou,  ville industrielle ( Nogent constituait le seconde ville d'Eure-et-Loir et sa principale activité consistait en la fabrication de pièces d'étamines ) où  il joua un rôle politique important  et qui constitua un marche-pied pour une "carrière" politique nationale à laquelle il aspirait sans-doute.

 A Nogent – le -Rotrou (1 ) : son arrivée dans une ville sous tension.

 

L’évêque constitutionnel d’Eure–et–Loir, Nicolas Bonnet, envoya Chasles à Nogent–le–Rotrou vers le mois de mai 1791[1]. Le 6 mars, il avait été élu principal du collège de Nogent et chapelain de l’Hôtel–Dieu de la ville. Le 11 juin, il se présentait devant la municipalité de Nogent et Il fut installé solennellement dans ses fonctions le lendemain, 12 juin, jour de Pentecôte.

Dès son arrivée à Nogent, il prit soin de donner des gages du patriotisme révolutionnaire sans que l’on puisse déceler un quelconque calcul politique, Chasles dût, comme beaucoup d’autres, connaître une radicalisation certaine au cours de l’été 1791 qui mit en pleine lumière la trahison de la cours[2].

Il s’inscrivit immédiatement à la Société des Amis de la constitution ( dite des Jacobins ) de Nogent – le –Rotrou qui venait tout juste de se créer au mois de mai 1791 et qui siégeait dans l’ancienne collégiale Saint Jean. Celle–ci le députait à la municipalité le 17 juin pour demander « d’assujettir indistinctement tous les citoyens de cette ville, même les fonctionnaires publics » au service de la Garde nationale.

En août 1791, il était président de ladite société.

Une ville sous tension.

Il arrivait dans une ville qui avait connu de nombreuses mobilisations populaires en 1789 et 1790, mais aussi dans une ville où les tensions politiques entre les anciennes élites d’avant 1789 et la population ainsi qu’avec les nouvelles autorités, notamment la municipalité, étaient extrêmement fortes.

( Voir sur ce blog l’article : http://www.nogentrev.fr/archives/2015/12/17/33081962.html )



[1] Il remplaçait l’ancien principal, Deniau, qui s’était attiré les foudres des autorités locales pour le soutien un peu trop voyant qu’il apportait aux prêtres réfractaires de la ville et qui lui-même n’avait pas prêté ledit serment.

[2] Notamment Hébert, originaire d’Alençon et auteur du célèbre journal populaire parisien, Le Père Duchesnes.

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