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Mai 1795 mon escabeau des archives

 

Le 03 mai 1795 à Nogent-le-Républicain : pains pour les prisonniers de guerre, secours aux parents de défenseurs de la Patrie.

Le 14 floréal an III, jour du chamérisier ou chèvrefeuille des haies (samedi 03 mai 1795), l’agent national de la commune, le citoyen Pierre Lequette, requérait l’exécution de deux arrêtés, ce à quoi le conseil général de la commune faisait droit et décidait « […]copie collationnées diceux Seront incéssamment adresseés a ceux quils regardent directement – avec récommandation ϵxpresse d enremplir le Prononcé chacun pour leur regard : […] ».95-05-03 Défenseurs de la PatrieLe premier de ces arrêtés, en date onze floréal III (30 avril 1795), émanait de l’administration du district et concernait la fourniture du pain au prisonniers de guerre « en dépôt » à Nogent : une livre de pain leur était attribuée par jour « […]ϵt autorisation deleur Payer PourleSupplement vingtSols […] » pour leurs femmes et enfants ( cette partie de l’arrêté fournissait une réponse aux boulangers de la ville qui estimaient que le prix fixé pour cette fourniture était insuffisant, voir sur ce blog les délibérations du 27 mars 1795 ici et ainsi que celle du 20 mars précédant par ici). En effet, certains prisonniers de guerre stationnés à Nogent s’y fixèrent, voire se firent naturaliser et s’y marièrent (voir en annexe ci-dessous, le cas de Johan ( ou Jean) Billetk deux ans plus tard).

Le second arrêté avait été pris par le comité des Secours publics de la Convention et prévoyait que les secours aux parents des défenseurs de la patrie ne devaient être attribués qu’aux indigents.

 

 

 

«[Milieu du feuillet 28 recto]

aujourd’hui quatorze Floreal troisieme année dela rèpublique Francaise une ϵt indivisible

ϵn l’assemblée Permanentedu conseil general delacommunede Nogent le rotrou tenüe publiquement

l’agent National a Fait rapport 1.° d’un arreté del’administration decedistrict Pris dans SaSèance du onze du courant portant Fixation a unelivredepain le ration a Fournir aux prisonniers deguerre endépot dans cette commune, ϵt autorisation deleur Payer PourleSupplement vingtSols ϵtdeporter Surleur etats Pourrecevoir la Paye ϵt Suboistance [sic] leurs Femmes ϵt enfants : 2.° d’un arreté du comité des Secours publics endatteduSeize du mois dernier dont leBut est de reprimer la cupidité dun grand Nombrede parents de deffenseurs delapatrie qui malgré l aisance dont ils jouissent, Soit par leProduit deleur travail, Soit par leur Fortune immobiliaire ont l’impudence dereclamer des Secours quela loy n’accorde qu’a l’honorable indigence : ledit arreté Portant entre autres disposition, qu’aucun reclamant ne pourra etre admis Sur les listes des Secours qu’en justifiant de Son indigence par un certificat delivrè par le conseil gl dela commune.

ϵt a ledit agent Requis l’exécution des arrêtés par lui Rapportés.

le conseil général Faisant droit Sur le requisitoire de Son agent arrete que pour procurer plus Surement l’execution des arretés cidessus, copie collationnées diceux Seront incéssamment adresseés a ceux quils regardent directement – avec récommandation ϵxpresse d enremplir le Prononcé chacun pour leur regard : dont acte.

                                            Beaugas lainé               gpetibon

     A Jallon               

   J C Joubert              Beaugas Lejeune      

   RogerleComte                                         P.re Lequette

                                                                   Ag.t nle de la C

 

                   Tison

                   Sre.»[1]

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Annexe : 30 mai 1797, Mariage de Jean Billek, prisonnier de guerre naturalisé.

 

95-05-03 Mariage Johan BilketkLe 11 prairial de l’an 5, jour de la fraise (le mardi 30 mai 1797) avait lieu le mariage de Jean Billetk, prisonnier tchèque[2] naturalisé français, qui épousait une jeune nogentaise. Les témoins de l’union appartenaient tous au petit peuple nogentais ou de sa région, à l’exception du Sieur Vasconcelle qualifié de propriétaire, le monde de la manufacture d’étamines était fortement représenté parmi ces derniers. Rien n’est dit de l’état (métier) de jean Billetk dont le nom finira par être francisé en Billette.

 

«[ En marge gauche

au milieu de la page

Cinquante huit verso

 :

Mariage

Entre

Jean

Billetk

(allemand)

Et Marie

Jeanne

Jean.]

Aujourd’huY onze Prairial an cinq de la RéPublique Française à dix heures du matin, Par deVant moi Paul François Courtin oFFicier Public de la commune de nogent le Rotrôu, déPartement d’Eure et Loir, Sont comParûs en la maison commune Pour contracter mariage ; d’une part Jean BilletK Prisonnier de Guerre allemand naturalisé Français Par acte de dèclaration passé devant l’administration du ci-devant district de Nogent le Rotrôu, le Six Vendémiaire an quâtre de la rèPublique Française, âgé de quarante ans, Fils LéGitime de Jean BilletK et de Anne Pellantin Ses Père et mère Bohémiens ; d’autre part Marie Jeanne Jean Fille mineure de Feûs Martin Jean de Son vivant tireur d’étain[3], et de Nicole CharPentier, Ses Père et Mère ; les dits Jean BilletK et Marie Jeanne Jean domiciliés en cette commune ; les quels Futurs conJoints étoient accompagnés de René Charles Vasconcelle Propriètaire âgé de cinquante Sept ans, demeurant en cette commune ; [ mot rayé illisible ] ami du Futur conjoint, de Marin Gadois Jardinier âgé de trente-deux ans, demeurant aussi en cette commune, ami du Futur conJoint ; de catherine Bue Veuve de Martin Jean, âgée de cinquante deux ans, Fileuse demeurant en la commune de Brunelle dèPartement d’Eure et Loir, [ mot rayé illisible ] Belle-mère de la Future conjointe, et de Marie Jean âgée de Vingt-un ans, domestique demeurant en la commune de Verrière dèPartement de L’orne, Sœur de la Future conjointe : moi Paul François Courtin, aPrès àvoir Fait lecture en Prèsence des Parties et temoins 1ō d’un acte de notorieté Passé Par devant le citoyen Joseph DuGué Juge de Paix du canton  intra muros de Nogent le Rotrôu, en date du 10 du courant lequel acte constate que conFormément à la loi du 14 Septembre 1793 qui Prescrit les Formalités à òbserver Par les citoyens qui ne Peuvent RePrèsenter l’acte de leur nãissance Pour Se marier, le dit Jean BilletK a ètè dèclaré avoir Plus que L`âge Requis Pour

Cinquante neuf

Se marier, Par les citoyens René Charles Vasconcelle qualiFié de L’autre part, Pierre Charles Chinois[4] Chaussurrier, et Marin Gadois ètaminier tous demeurant en cette commune. 2ō de L’acte de nãissance de marie Jeanne Jean, qui constate qu’elle est née le trente Juin mil Sept cent Soixante dix-huit ; en la commune de Champrond-en- Perchet déPartement d’Eure et Loir, Dũ LéGitime mariage de [ mot rayé illisible ] Feũs Martin Jean et de nicole charPentier. 3 ō d’un acte Passé devant le citoyen MalGrange l`un des administrateurs municiPaux de la commune de Nogent le Rotrôu en date du vingt-neuF Florèal an cinq, constatant que la dite Marie Jeanne Jean Fille mineure a, conFormément à L’article Six du titre 4 de la loi Du 20 SePtembre 792, Présent cinq voisins, à deFFault de Parents, à l’eFFet de dèliberer S’ils consentoient où S’oPPõsoient à Son mariage auquel les cinq voisins  René Charles Vasconcelle qualiFié de L’autre Part, Michel Poussin aubergiste, Jean François Gabert Jardinier, Marin Gadois aussi Jardinier et René Aubin étaminier, tous domiciliés en cette commune, ont unanimement consenti. 4 ō de L’acte de publcation de Promesse de mariage entre les Futurs conjoints, dressé Par moi Paul François Coutin le cinq Prairial an cinq de la rèpublique Française, et aFFiché Le même Jour à la Principale Porte de la maison commune de Nogent le Rotrôu. aPrès aussi que Jean BilletK et Marie Jeanne Jean ont eû dèclaré à haute Voix Se Prendre mutuellement Pour èPoux, j’ai Prononcé au nom de la loi que Jean BilletK et Marie Jeanne Jean Sont unis en mariage, et j’ai  Rédigé le Prèsent acte que René charles Vasconcelle a Signé avec moi ; les Parties et les autre temoins aYant dèclarès ne S Savoir [ sic ] Signer.

Fait en la maison commune de Nogent les Jour, mois et an que dessûs./. trois mots Rayés, nuls ./.

                                   Vasconcelle

                      Courtin »

 


[1] Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, 1 D3.

[2] En fait Morave puisqu’il était originaire de Brno.

Un très rapide survol des archives d’état civil conservés en la mairie de Nogent-le-Rotrou m’a révélé qu’il y eu au moins un autre mariage entre une nogentaise et un prisonnier de guerre naturalisé français dans la même période.

[3]  Il ne s’agit pas du métal mais de la matière première à base de laine qui servait à fabriquer les toiles d’étamines. Létin, sans « a », est la partie la plus fine de la laine cardée.

[4] Lecture peu assurée il s’agit peut-être de Pierre Charles Hinois ?

 


Le 06 mai 1795 à Nogent-le-Républicain : fonds de fonctionnement de l’Hôtel-Dieu et de la maison des orphelins, paiement des armes déposées à la municipalité.

95-05-06 1 Orphelinat

Le 17 floréal an III, jour de la pimprenelle (mardi 06 mai 1795), à la demande d’un de ses membres le conseil général confiait à son agent national, Pierre Lequette, le soin de rapporter au citoyen Bernier[1], représentant en mission, à ce moment présent à Nogent, des requêtes : d’abord d’agir pour débloquer des fonds dus par la commission de secours publics pour le fonctionnement de l’hôtel-Dieu et de la maison des orphelins de la ville (18 000# tout de même) et ensuite de faire tout ce qui était en son pouvoir pour le paiement à leur propriétaires des armes déposées à la municipalité pour les défenseurs de la patrie.

Dans un second temps, sur l’intervention d’un autre membre, il était décidé de rédiger une pétition adressée à la commission des secours public sur le premier objet :  l’obtention des fonds nécessaires au fonctionnement de l’hôtel-Dieu et la maison des orphelins.

95-05-06 1 Hôtel Dieu

«[partie haute du feuillet 28 verso]

aujourd’hui dixSept Floreal troisieme annéedelarepublique Francaise une ϵt indivisible

ϵnl’assemblée Permanenteduconseil general delacommunede Nogent le rotrou tenüe publiquement.

Vn membre adit ; que la presence en cette cité du Représentantdupeuple Bernier Présentoit une occasion Favorable Pourinteresser SaSensibilité Sur la Situation delaMaison dieu et celle des orphelins : que de longtems ces ceux etablissement dépourvùs des Matieres les plus usuelles ϵt de Premieres nécéssité touchoient aleur ϵxtinction Sides Secours ProPortionnels aleurs Besoins réspectifs n’etoient Promptement administrés : que laMaison dieu considerée comme l’asile de l’humanité Souffrante et comme un Port assuré Pour l’enfant infortuné qu’une Pitié honteuse mais criminelle confie au hasard Présentoit le tableau le Plus effrayant. que depuis longtems cet azil etoit Presquedesert Par l’impoSsibilité Seùle depouvoir Subvenir aux dépenses journalieres que Nécessiteroit l’admission Dës aspirans : que depuis longtems les Nourrices annoncoient la remise prochaine des enfans naturelsdela patrie dont elles Sont chargeés par l’improportioŋ Notoire des deux livres au Moins du prix accordé avec la dépense : que leur reclamation etoit juste : mais quel’administration nypouvoit Faire droit : qu’une Somme d’environs dix huit mille etoit encor düe par la commissionde Secours Publics a ces enfans pourmois de Nourrices : que lamaisondes orphelins, non moins precieuse que le Prémier etablissement N’offroit pas une Position plus rassurante que

 

n.° 29. G.p.

depuis longtems elle n’existoit pour ainsidire que par artifice quelle touchoit aSaFin : que Bientôt elle neSeroit plus si une main Secourable ne la relevoit Sur le penchant deSa ruine :

le meme membre adit qu’un objet non moins important Surlequel il devenoit urgent de Fixer l’attention du representant etoit la valeur représentation [sic] des armes deposées a cette municipalité par differens proprietaires ϵt données Pour armer lesdefenseurs delapatrie : que le Prix leur en etoit dú, qu’on leleur avoit Fait ϵsperer, mais quils etoient encor a le recevoir ; etre autorisé, d’après etat gènéral, a Faire liquider le montant, que cetoit un acte dejusticedont on Devoit Solliciter l’exécution.

le conseil genéral prenant dans Sa plus grande consideration l’exposé cidessús, l’agent national entendú, arrête qu`expedition d’icelui SeraSur le champprésente au citoyen Bernier : chargeSon agent de ceSoin ϵt l’invite a Poursuivre l’obtention des differens chefs dedemande en icelui consignés dont acte.

ϵnsuite un Second membre adit que la prúdence des mesures cidessus proposées ϵt unanimement consenties par le conseil général n’obtiendroit qu’un resultat temporaire ϵt Purement de circonstance : qu’encor Bien que SonSentiment Fut le meme que celui du Prèopinant Sur le Matiere présente il estimoit N’anmoins Nécéssaire d’exposer Par une Petition adhoc, ala commission desSecours Public, les Besoins urgents ϵt respectifs de ces differens etablissemens : depresenter cette Supplique aucitoyen Bernier Pour avoir Son attache.

le conseil général adoptant la Sagesse de cet observé, l’agent national entendú, arrête laredaction dela Petition Prementionnée ala commission des Secours Publics : dont acte.  

j jallon ainé           Gsalmon               Ajallon

                    P.re Lequette

                     P.r de la C[2]

                   Tison

                   Sre.»[3]

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[1] Louis Toussaint Cécile Bernier, député à la Convention de la Seine-et-Marne que l’on pourrait rattacher à la Plaine du point de vue politique. Il fut envoyé en mission dans Eure-et-Loir et dans l’Eure le 12 pluviôse an III (31 janvier 1795) pour le ravitaillement de Paris. Sa mission devait se terminer le 4 messidor an III (22 juin 1795).

[2] Pierre Lequette semblait un peu perdu dans ses fonctions, il n’était plus « procureur de la commune » mais « agent national près la commune ».

[3] Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, 1 D3.

 


Nogent Orphelinat aujourd'hui 2

Le 18 floréal an III, jour de la corbeille d’or (mercredi 07 mai 1795), l’agent national près la commune de Nogent déposait sur le bureau du conseil général la pétition à la commission des secours publics qu’il avait été chargé de rédiger lors de la séance de la veille, (06 mai 1795, voir ici). Le conseil général approuvait cette pétition mais décidait de la soumettre, avant de l’envoyer à ses destinataires, au citoyen Bernier, représentant en mission présent à Nogent, afin d’en obtenir son appui.

95-05-07 1 Hôtel-Dieu

«[Bas du feuillet 29 recto]

aujourd’hui dixhuit Floreal troisieme année delarepublique Francaise une ϵt indivisible

ϵnl’assemblée Permanentedu conseil generaldelacommunede Nogent le rotrou tenüe publiquement.

ϵn conséquence del’arreté Pris dans laSeancedujour d’hier, l’agent National a remis Sur leBureau la pétition adresseé ala commissiondes Secours publics au Nom des officiers municipaux ϵt administrateurs des Maisons dieu ϵt des orphelins : ϵtdont Suit la teneur.

 

aux membres composants la commission des Secours

publics                                                                            

 

les officiers Municipaux deNogent, administrateurs [mot non déchiffré[1]] des maisonsdieu ϵt orphelins de leur commune viennent ϵxposer a votre justice que ces deux etablissements touchent malheureusement a leur ϵxtinction Sivotre Sollicitude ne leur porte des Secours respectifs ϵt proportionnels a leurs Besoins : Pour mettre aportée dejuger du degré de consideration dont est Suscéptible leur reclamation, ils vont mettre Sous vos yeux le tableau Succinct des revenús affectés cidevant a chacundeux ϵt celui des traitements qui leurs Sont alloués depuis le Nouvel ordre des choses.

ϵn ϵffet, la maisondieu, l’asile del’humanité Souffrante ϵt l’indigence, le Port assuré de l’enfant a qui lahonte Barbare ϵt criminelle refuse les Soins dela Maternité, jouissoit annuellement enrevenus immobiliers d’environ vingt mille livres : unSecond revenu en nature produit des Faisances[2], donnoit encor un quinzieme de cetteSomme : cet etablissement alors n’avoit aSa charge que trentedeux lits : aujourd’hui il en a cinquante ; ϵt les Secours que lui départit legouvernement neSont pas a Beaucoupprés en proportion deSesdépenses : les tems neSont Plus les Memes ϵt le prix dela con᷈mation[3] a quadruplé : la maisondieuconsidérée comme la retraite des enfans naturels delapatrie n’offre pas une position plus Rassurante : il etoit alloué par mois, pour chacun d eux, a l’ ϵpoque dela révolution, une Somme de huit livres : aujourd’hui lajustice Frappe d’insuffisance cette retribution : le Prix commun du Païs est de vingt a vingt cinq livres : aussi les Nourrices ne veulent elles plus de ces enfans Si on ne lesSalarie comparativement avec la cherté ϵxcessive des denrées.

L’etablissement des orphelins, ou l’asile de l’enfant infortuné privé des auteurs de Son ϵxistence avoit annuellement pour Subsister un revenu de trois mille livres : cette Somme quoique modique, mais Soutenue des Bienfaits dequelques particuliers Suffisoit alors aSes Besoins : depuis que Ses Proprietées Sontdevenües celles dela Nation il ne touche Plus rien : il n’a Pas meme encor recù aucun provisoire ϵt cépendant il a aSa charge vingtdeux enfans ϵtdeux Supérieures Pour lesdiriger :

Telle est la Position critique de ces deux etablissements dont l’utilité Publique aPPelle impérieusement ϵt Sous tous les rapports la conservation.

les ϵxposans ne peuvent vous taire que depuis longtems ils

 

n.° 30. g.p.

n’existent pour ainsidire que par artifice : ils touchent aleur Fins : Bientos ils neSerontplus que deNom Si une main Secourable ne les releve sur le penchantde leur ruine.

chargés dela repartition des Bienfaits dela Munificence Nationale les ϵxposans ont la présomptueuse assurance que leur reclamation Seront ϵcoutées et que votre Studieuse Sensibilité S’empressera de Seconder leurs ϵfforts qui n’ont pour But que le Soulagement ϵt la reparation dela nature affligée dans une portiondeSes ϵnfans.

Le conseil genéral approuvant le contenú delaprésente petition, l’agent National entendú, arrete quelle Sera adressée ala Commissiondes Secours publics apres avoir eté Soumise au Représentantdupeuple Bernier qui Sera invité de l’appuyer detout Son pouvoir : dont acte.

j jallon ainé           Gsalmon               Ajallon

            P.re Lequette

              P.r de la C[4]

 

                   Tison

                   Sre.»[5]

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95-05-07 1 vue 2

 

95-05-07 1 vue 3

 



[1] Peut-être une abréviation pour : « Nommés ».

95-05-071 détail 1

 

 

[2] Faisances : actions de faire valoir une parcelle de terrain.

[3] Abréviation pour « consommation ».

[4] Pierre Lequette semblait un peu perdu dans ses fonctions, il n’était plus « procureur de la commune » mais « agent national près la commune ».

[5] Archives municipales de Nogent-le-Rotrou, 1 D3.